Manifestation du front social du 19 juin 2017

Publié le 18 Juillet 2017

 

Lundi 19 juin 2017 fut une journée nationale de rassemblement du front social en France contre le gouvernement Macron auquel ont participé environ vingt mille personnes. Le but était de protester contre la politique néolibérale et néoconservatrice, dans la lignée de celle du PS, défendue par le "nouveau" gouvernement élu seulement par 15 % des inscrits sur les listes électorales. Il s'agit d'alerter sur les attaques prévues sur le code du travail, le régime des retraites, les allocations chômage et la sécurité sociale. Mais aussi sur la surenchère sécuritaire, avec le maintien et la constitutionnalisation de l'état urgence, avec son lot de perquisitions et d'assignation en résidence, avec l'augmentation et la banalisation de la violence policière contre les réfugié.es, les habitant.es des quartiers populaires, les militant.es et manifestant.es.

         A Nantes, plus de trois cent personnes, d'âges et d'horizons politiques différents se sont rassemblées dans une atmosphère apaisée pour un pique-nique place Bouffay. Cependant, l'importance du dispositif policier déployé dans les rues environnantes laissait envisager les intentions hostiles de la préfecture, ce qui n'est pas pour nous surprendre dans cette ville réputée pour la violence de sa police et de ses préfets. L'action symbolique d'un petit groupe consistant à dresser quelques parpaings devant une banque, pour dénoncer la collusion entre l'état et la finance incarnée par Macron, a suffi à déclencher une charge aveugle et brutale de policiers en armure et de BACeux sur les manifestants en tenue d'été, à grands renforts de coups de matraque, de grenades et de lacrymos. Parmi la dizaine de blessés, on compte un syndicaliste hospitalisé, le crane en sang, et un père attaqué avec sa fille de deux ans dans les bras, menacé au Lbd et à la matraque, qui a perdu deux dents en tombant. Deux personnes ont été interpellées. Le camion des syndicats a été nassé et faillit être confisqué tandis qu'un hélicoptère survolait la zone.

         Il est nécessaire de continuer à informer la population sur la violence de l'état policier dans lequel nous vivons et son développement. La police a carte blanche et l'état couvre ses crimes et exactions. Il importe de rappeler la nature brutale du pouvoir. Mais en même temps nous ne devons pas faire le jeu de l'état et des médias, qui tentent d'étouffer la contestation sociale par l'intimidation et la menace. Les groupes politiques impliqués dans les luttes sociales ne doivent pas se laisser couper du reste de la population. Si certain.es ont le courage de tenir tête aux milices d'état surarmées, les autres manifestant.es, moins expérimenté.es, doivent pouvoir nous rejoindre sans craindre pour leur sécurité. Cela fait partie des efforts à fournir pour nous rendre intelligibles et disponibles à tou.te.s cell.eux qui voudraient rejoindre les mouvements, afin que ceux-ci gagnent en ampleur et en cohésion. Il importe d'assurer la sécurité et l'autodéfense des habitant.es contre la violence sociale et policière des dirigeants.

R.

 

Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=7BoF4ZCWRp0&feature=youtu.be

https://twitter.com/jmdupaquier/status/876861750481760256

https://nantes.indymedia.org/articles/38030
https://nantes.indymedia.org/articles/38027
https://nantes.indymedia.org/articles/38037
http://ulnantes.cnt-f.org/spip.php?article150

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-manif-a-nantes-j-ai-ete-braque-par-la-police-avec-ma-fille-de-2-ans_fil-3238253_actu.Htm

https://twitter.com/hashtag/frontsocial?lang=fr

https://www.facebook.com/FrontSocialUni/

Welcome à Nantes

Publié le 3 Juin 2017

Le 6 avril 2017, tôt le matin, une vingtaine de "mineurs isolés étrangers" ont été jetés à la rue par la police sur ordre du procureur de la république, abandonnant matelas, couvertures et équipements. Depuis deux ans, après avoir été exclus des dispositifs d'aide par la préfecture, ils habitaient une maison abandonnée, soutenus par différents collectifs. Une pétition, depuis quelques jours, circule, rappelant qu'ils sont deux cent trente mineurs dans ce cas à Nantes aujourd'hui, non scolarisés, sans logement, sans nourriture et ni aucune aide de la part de l'état. Certains, s'ils sont bien scolarisés, n'ont cependant pas de toit.

La veille de cette expulsion, trois cent personnes, dont des mineurs rejetés, ont marché dans les rues de Nantes, devant le conseil général et la préfecture pour alerter sur leur situation. A leur passage devant la mairie, la réaction a été de baisser le rideau de fer. Ce "dialogue social" s'est donc poursuivi par l'expulsion des mineurs. C'est la réponse choisie par les pouvoirs publics à leurs revendications. La veille de cette manifestation, la police a également raflé treize mineurs isolés pour vérifier leur situation et s'informer sur la manifestation. Quelques jours avant, le DAL appelait à un rassemblement pour alerter sur la fin de la trêve hivernale, avec la reprise des expulsions et la fermeture des lieux d'accueil. L'an passé, le nombre d'expulsions a augmenté, ainsi que le prix des loyers, alors qu'en Loire Atlantique 10 000 logements sont vacants et que l'ordonnance de 1945 sur la réquisition n'est pas appliquée.

Les expulsions de réfugiés sont régulières à Nantes. Le 23 novembre 2016, 80 personnes ont été expulsées du squat de Doulon, juste avant les grands froids. Le 7 juillet 2016, un squat de mineurs isolés a été expulsé boulevard des Belges, après une nuit passée à l'abri. Le 28 janvier 2016, huit personnes ont été arrêtées alors qu'elles tentaient de réquisitionner un bâtiment de la CAF désaffecté. Le 30 juillet 2014, ce fut le squat de la rue des Stock, à Moutonnerie, où résidait plusieurs personnes dont des femmes qui fut immédiatement détruit, dans un nuage d'amiante, avec des affaires et des papiers à l'intérieur. En février 2014, le squat du Radisson noir a été expulsé. La police a blessé quatre personnes, dont deux qui finiront aux urgences. Le 10 Octobre 2012, les CRS ont expulsé du Lieu Unique des réfugiés à la rue qui manifestaient contre leur situation en occupant une salle.

Nous ne sommes pas surpris. Les gouvernements européens sont responsables de la mort des migrants en méditerranée, du bombardement et de l'exode des irakiens et des syriens, de l'exploitation des ressources en Afrique, de la persécution des sans papiers en France. Pas une miette ne doit revenir aux victimes de leur politique. On dépense des millions d'euros pour ériger des gares, des aéroports, équiper les rues de caméras, la police de nouvelles armes, collecter les données et construire des attrapes touristes, comme le Miroir d'eau ou l'Arbre aux hérons à Nantes. Mais on réserve le minimum pour les réfugiés et les sans domiciles.

A Nantes, les squats d'exilés répondent à un besoin de logements que la ville refuse de fournir ou de libérer en ce qui concerne les logements et locaux vides. Dans ces quelques squats vivent des exilés (surtout des garçons) majeurs et mineurs dans des conditions précaires. Les lieux sont vétustes, les personnes y sont nombreuses, parfois sans ressources, sans droits et menacées d'expulsion. Ces squats abritent principalement des personnes qui ont fui la pauvreté ou la guerre. Un grand nombre sont ici parce qu'ils parlent français. La distinction administrative entre migrant économique et réfugié politique n'a aucune valeur sur le terrain, tant ces deux aspects se conjuguent. En fait, pour qui ne s'arrête pas aux frontières et aux nations, ces personnes sont tout simplement opprimées par un système global.

La positions des "mineurs isolés étrangers" est particulièrement retors. Ils sont mineurs selon leurs papiers mais leur minorité est contestée à l'issu de tests osseux scabreux sans valeur scientifique. Par conséquent, ni mineurs ni majeurs, ils sont écartés de la solidarité sociale en ce qui concerne le logement, l'habitation, l'alimentation, la santé, l'éducation etc. L'administration organise également la pénurie en mettant en concurrence les mineurs "étrangers" et "nationaux". Quand certains parviennent à être pris en charge par le CADA, ils demeurent précaires. La durée est limitée et la qualité de l'accueil laisse à désirer : hôtels miteux et abus divers de la part des adultes. Les mineurs isolés sont disséminés en France, en Europe et sur les routes de l'exil. Ils subissent une oppression terrible et sont particulièrement vulnérables. On pourrait croire qu'arrivés ici les choses s'améliorent. Mais, au contraire, les test osseux servent à les sortir des dispositifs d'aide. Les mises à l'abri sont précaires. Ils sont de plus en plus nombreux à la rue, sans scolarisation, ni aide matérielle ou morale. Tout repose sur des structures militantes fragiles.

L'administration fait ainsi peser sur les populations une grille sélective, fortement hiérarchisée, organisant la pénurie et le clivage entre français et étrangers (ce qui encourage le racisme), migrants et réfugiés, mineurs et majeurs, hommes et femmes. L'objectif des clivages est la discrimination, la domination et l'élimination. Les femmes sont généralement mises à l'abri mais très surveillées, tandis que les hommes se retrouvent à la rue. Ceci est lié à la volonté de maintenir un niveau de rareté, sous prétexte de ne pas créer un "appel d'air", concept d'extrême droite largement partagé par les élus socialistes.

La communauté rromani est plus soudée que d'autres communautés ad hoc, basées uniquement sur le statut d'étranger ou la couleur de peau mais réunissant des cultures très différentes. Certes il existe des hiérarchies et des oppressions à l'intérieur de la communauté rromani mais elle parvient à une certaine autonomie. Elles se tient à l'écart et se méfie des locaux. Aussi vit elles souvent éloignée des centres villes, sur des terrains généralement abandonnés, insalubres, sans eau, ni électricité. Depuis des années, les rroms sont expulsés régulièrement des différents endroits où s'installent et se déplacent de communes en communes, sans pouvoir se fixer, tisser des liens avec les habitants, scolariser les enfants, etc. On compte mille huit cent personnes à Nantes, dont 40 % d'enfants, qui vivent en grande précarité, risquant d'être délogées, avec des caravanes vétustes, peu de médicaments et de matériel pour les nourrissons.

Les rroms subissent déjà une persécution structurelle dans leur pays d'origine, de plus en plus importante depuis la chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique. Certains retournent en Roumanie voir leur famille. Mais là bas la situation n'est guère meilleure. La misère est encore plus grande. Les rroms vivent à cheval entre plusieurs pays et en même temps se réfugient dans leur propre communauté. La politique de confinement qu'ils subissent ne leur laisse pas beaucoup d'alternatives. Ils n'ont pas accès au travail, à l'eau, aux soins, à l'électricité, aux sanitaires etc. Ils ont en face d'eux une population raciste, souvent hostile, et parfois des milices, un personnel politique prompt à exploiter la haine par électoralisme et une police dressée à ne pas voir en eux l'humain. Les soutiens locaux ont peu de pouvoir et ne peuvent empêcher les expulsions. Il n'y a pas d'organisation d'envergure de la solidarité mais des petits gestes, de la présence, etc.

 

 

 

INFOS NANTES

Publié le 29 Mars 2017

1/4/2017, Rassemblement Droit Au Logement,  Bouffay 17h

Le DAL appelle à un rassemblement contre la fin de la trêve hivernale des expulsions. L'an dernier les expulsions locatives ont augmenté de 24 %. Souvenons de celles et ceux qui sont à la rue ou risquent de l'être. La précarité du marché du travail augment tandis que les conditions d'accès au logement se durcissent. La gentrification des villes et la hausse des loyers accroissent la crise du logement. Les victimes du capitalisme sont nombreu.ses chaque année, comme Roland la semaine dernière dont le mémorial a été balayé par la grande braderie du week-end. https://44.demosphere.eu/rv/1039

1/4/2017, Anniversaire Nuit Debout Nantes, Bouffay 18h

Les copa.ines de Nuit Debout Nantes appellent à fêter son année d'existence et à réunir entre autre celles et ceux rencontré.es autour de la lutte contre la loi Travail !. Depuis iIl.les ont maintenu le contact avec les Nuits Debout des autres villes tout en défendant leur positionnement libertaire contre les tentatives de récupération électoralistes ou confusionnistes.
https://44.demosphere.eu/rv/1024

5/4/2017, Marche des Mineurs Rejetés à Nantes, 15h Station Commerce, 17h Machines de l’île.

Des jeunes réfugiés en grande précarité ont décidé d'organiser une marche et ont réclamé le soutien des organisations qui le désiraient. Ils dénoncent leur situation et l'accueil qui leur est réservé. Leur vie est dominée par l'exclusion dans leur pays d'origine et dans leur pays d'accueil. Ils demandent à être entendus dans leur souffrance, à ne plus être rejetés et à être traités dignement.
https://44.demosphere.eu/rv/1022

La répression des lycéen.nes

Publié le 18 Mars 2017

Dans sa lutte contre le peuple, le gouvernement s'acharne sur sa proie favorite, la jeunesse, dont il a déjà pourri l'avenir avec sa loi travail !. La semaine dernière la police a attaqué les lycéen.nes qui manifestaient contre les violences policières dont ils sont les principales cibles. A Saint Denis, 55 personnes ont été arrêté.es. La police a utilisé contre ell.eux lacrymos, grenades, LBD et matraques. Dans le Val de Marne, il y a eu un blessés et 5 interpellations. A Lille, une élève a été hospitalisée après plusieurs charges de la police et tirs de grenades. A Nantes, au lycée Livet, les élèves ont été matraqués. Certain.es ont réussi à échapper aux coups grâce à des voisins. L'un des lycéens a fini aux urgence la rotule cassée. Plus tard, une manifestation a été bloquée place Bouffay.

Le week-end un rassemblement dans le centre ville a été nassé par les CRS au bout de quelques minutes. Tout le monde, y compris des passants, a été encerclé, fouillé, contrôlé, fiché par la BAC devant les promeneurs, les touristes et les consommateurs en terrasse. Plus d'une dizaine de personnes ont été embarquées. Visiblement la nouvelle préfète, Nicole Klein (photo), cherche l'estime des flics. Manque de bol, ils se sont ridiculisés et disqualifiés aux yeux des visiteurs, des nantais et même de la presse.

Le mercredi des lycéen.nes ont bloqué à nouveau le Lycée de Livet. Une banderole "contre la police, légitime méfiance" a été déployée sur la façade et environ 200 personnes ont crié des slogans. Une partie du quartier a été bloquée par les CRS et les lycéen.nes ont été nassé.es, contrôlé.es et fouillé.es. Les témoins autour de la nasse ont fait l'objet d'intimidations répétées pour les empêcher d'assister aux arrestations. Les passant.es inquiet.es de voir la police menacer le lycée recevaient des explications des policiers comme : "ils manifestent pour sécher les cours". Quant aux profs et au personnel, ils semblent avoir abandonné les élèves à leur sort et ont une nouvelle fois fermé les portes de l'établissement empêchant tout repli.

Chacun.e d'entre nous, quelque soit son âge, risque sa peau tant que le gouvernement continuera d'exister pour défendre les privilèges de sa classe. Tou.tes ensemble désarmons la police, abolissons la loi travail et détrônons les exploiteurs.

SALES DEFAITES - JANVIER 2017

Publié le 18 Mars 2017

Réfugié.es : A Calais, une trentaine de personnes venant des centres de mineurs isolés sont à la rue par grand froid et pourchassés par la police. Des petits camps se reforment. La mairie souhaite dépolluer l’ancienne jungle, pour créer un « site naturel d’exception » pour les touristes, et désamianter le centre Jules Ferry./ A Toulouse, le tribunal condamne le département à des astreintes pour la non prise en charge de 75 « mineurs isolés étrangers »./ 6 300 personnes sont bloquées en Serbie, sous la pluie et dans le froid. Elles dorment dans des tentes ou des bâtiments abandonnés. A Belgrade, 1000 personnes sont à la rue./ En Bulgarie, les réfugié.es sont victimes de violences de la part de la police./ MSF dénonce les violences policières à Paris contre les réfugié.es, la confiscation des couvertures, le gazage, l’interdiction de s’asseoir devant les centre humanitaires. 8 cas d’hypothermie ont été recensés./ En Grèce, les réfugié.es dorment dans des tentes, dont des femmes, des enfants et des personnes handicapées, sans chauffage ni eau chaude. 5000 personnes se retrouvent à vivre sous 0°. Il y a eu au moins 60 morts en Europe dans la semaine (dont une à Calais) et une centaine en méditerranée./ A Chalons en Champagne, Denko Sissoko, 16 ans, tombe du 8e étage par peur de la police (Bondyblog).

 

Racisme : A Armentières, 2 femme portant un foulard et un enfant sont renversées. La plainte a été enregistrée grâce à l’intervention du CCIF./ Steeve Briois a envoyé à 350 maires une charte intitulée "Ma commune sans migrants" avec les préjugés habituels véhiculés par le FN : "coût des étrangers, tensions inter-communautaires, asphyxie, dissémination, djihadisme et communautarisme"./ Entre 1963 et 1981, Michel Debré a fait déporter en France 2150 enfants réunionnais.es qui réclament aujourd'hui réparation, l'accès à leur dossier familial et leur présence dans les manuels scolaires. Il s'était agi de lutter contre l'exode rural et le déclin démographique en France. Ces enfants constituaient un main d'œuvre gratuite et subissaient parfois des mauvais traitements, avec des cas de dépressions et suicides./ Marine Lepen prévoit un meeting à Nantes en février pour lancer sa campagne. Son parti a emprunté de l'argent à un établissement sulfureux proche de Poutine en échange de son soutien à l'annexion de la Crimée, ce qui lui a valu d'être interdite en Ukraine./ A Bamako (Mali), sommet France-Afrique. La France va former 20 mille militaires. Elle organise le rapatriement des migrants. Son ingérence s’observe au Sahel (4000 soldats), en Centrafrique, en Libye. 85 entreprises françaises sont présentes en Afrique dont Bollore, Bouygue et Areva./ Le Franc CFA, relique coloniale, empêche la souveraineté africaine sur sa monnaie et favorise les entreprises françaises. Christine Lagarde menace de le dévaluer. Une chute du pouvoir d’achat avait succédé à la dévaluation de 1994./ A Venise, Pateh Sabaly, 22 ans se noie devant une centaine de personnes sous les insultes racistes et est filmé sans recevoir d'aide. Le maire Luigi Brugnaro déclare "nous ne pouvons pas nourrir l'espoir que la moitié du monde puisse venir en Italie".

 

Répression : A Nantes, la police va être équipée de cameras piétons pour filmer ses interventions avec la possibilité d’interrompre l’enregistrement. Cette mesure se substitue à la demande de récépissé./ Dans la vallée du Roya, Cedric Herrou, qui aide des réfugié.es, a été perquisitionné par 20 robocops. C'est sa 3e interpellation. Cédric Hérou est condamné pour délit d'hospitalité et aide au séjour d'étrangers. Il risque 5 ans de prison et 30 mille e d'amende. Dans un centre SNCF désaffecté, il avait participé à la mise à l'abri de 50 personnes expulsées au bout de 3 jours. Pierrre Alain Mannini est également accusé d'avoir convoyé 3 érythréennes. Claire Marsol, 73 ans, pour avoir convoyé 2 érythréenne, risque 15 000e d'amende./A Nantes, 8 personnes ont été convoquées dans le cadre des manifestations contre la loi travail d'il y a quelques mois./ A Auxerre (Yonne), une personne souffrant de problèmes psychiatriques a été assassinée chez elle au flashball par la police./ A Marseille, des élus réclament la légalisation du cannabis pour lutter contre les réseaux. Les conflits entre vendeurs ont fait 27 mort en 2016, 19 en 2015. Cette légalisation permettrait de lever des taxes, de créer des emplois agricoles et d'assurer la qualité. Depuis les années 70, les consommateurs risquent un an de prison, 3 750 e d'amende. Il y a 170 000 interpellation/an et 100 000 jugements./ A Saran (Orléans), 2 détenus se suicident./ A Viry Chatillon, une voiture de police avait été incendiée. 7 jeunes risquent la perpétuité alors que 6 nient les faits et un reconnaît un jet de pierre. Ils ont été accusés sur la base de porte à porte et d'écoutes. / Fin de l'enquête sur la mort de Rémi Fraisse. Aucune mise en examen. La famille porte plainte pour faux témoignage et violence volontaire. 23 grenades ont été lancée le soir de la mort de Rémi. Une grenade avait blessé une fille 3 semaines avant./ Amnesty internationale dénonce les lois sécuritaires en Europe et en France et le non respect des droits de l'homme (écoutes, réduction de la liberté d'expression, assignations à résidence, fermeture des frontières, assimilation des réfugié.es à des terroristes./ Paul Quiles déplore l'absence de débat sur le nucléaire militaire et son programme de modernisation./ A Marseille, procès du flic qui a tué Mustapha Ziani, 45 ans, en 2010, d’un tir de LBD dans la poitrine./ A Venissieux, marche blanche pour Mehdi mort à 28 ans d'un "accident de la circulation" le 11/12 à Vaux en Velin lors d'un contrôle de police alors qu'il fêtait la naissance de sa fille./ Le Sénat aligne la légitime défense des policiers sur celle des gendarmes. Il autorise les palpations, augmente le pouvoir de l'administration pénitentiaire et empêche l'identification des policiers./ A Rennes, manif de flics pendant la GAV d'un des leurs à l'IGPN pour avoir éborgné un étudiant au LBD le 28 avril lors d'une manif. Une contre manif a été bloquée. Il y a eu 48 enquêtes judiciaires pour violences policières pendant les manifs contre la loi travail./ A Foix (Ariège), un homme souffrant de troubles psychiatriques prend 30 mois fermes pour "apologie de terrorisme" sur Facebook.

 

Corruption : Fillon est accusé d'avoir rémunéré ses deux fils comme avocat, alors qu'ils étaient étudiants, et de l'emploi fictif de sa femme pendant 8 ans alors qu'il était attaché parlementaire. Elle était également salariée de la revue des deux mondes sans y travailler. Il est aussi accusé de détournement de fond public en récupérant les crédits destinés à l'emploi d'assistants au sénat./ Macron est soupçonné d'avoir utilisé l'argent du ministère de l'économie pour financer sa campagne./ Perquisition chez Alain Bauer, criminologue autoproclamé et homme de réseau. Il est soupçonné d'abus de biens sociaux et de détournement de fond public.

 

Entreprises : En Tunisie, Philippe Martinez (CGT) visite Telecom et Teleperform qui luttent pour les salaires et conditions de travail chez Orange, Free et Bell. Les employé.es sont soumis.es à des pertes auditives, injures et pressions pour 350 e/mois. Les entreprises menacent de délocaliser à Madagascar./ En Écosse, des salarié.es d’Amazon dorment dans des tentes faute de pouvoir se payer les transports pour rentrer chez eux./ Au Bangladesh, les ouvrier.es du textiles manifestent contre les bas salaires et les conditions de travail. Certain.es sont licencié.es et blessé.es. Le textile représente 80 % des exportations et 1/10 des députés sont propriétaires d’usines. En 2013, l’effondrement du Rana Plaza avait fait 1000 mort et 2000 blessés dont les 3/4 sont au chômage aujourd'hui./ A Vitrolles, le 26/5, Ludo Zachar a renversé 2 grévistes avec son 44t. La présidente du tribunal, très inspirée, parle de "prise d’otage de la France", de "lynchage", de "voyous", de "foule folle et avinée". Une personne a eu le bras écrasé par une roue et une autre a perdu ses jambes. Le conducteur a dit « je vais tous vous écraser » et a accéléré. Il a été relaxé./ Les cliniques privées pratiquent des dépassements d’honoraires à la charge des patients. Dans les grandes villes, les tarifs peuvent être multipliés par quatre./ Le Burkina Faso réclame à Monsanto, en raison de la mauvaise qualité de son coton transgénique, 73 millions d'euros et retourne au coton conventionnel./ En France, grève des lycées en ZEP contre la réduction des effectifs./ Mise en place de la loi travail : accord d’entreprise qui prime sur l’accord de branche ; plus de travail par semaine avec moins de majoration des heures sup. ; habillage compté dans le temps de travail ; congés plus flexibles et fractionnés ; mise en place de référendum et du CPA dans les entreprises ; moins de suivi médical ; fiches de paies dématérialisées./ Pour les actionnaires du CAC 40, il y a eu 55,7 milliards d'euros de dividendes et de rachats d’actions, au détriment de l’investissement et du salaire des travailleur.euses. Les salaires des patrons lui est an hausse. Ils gagnent jusqu’à 4 million/an./ Dassault est accusé de blanchiment et fraude fiscale sur des comptes au Luxembourg et au Lichtenstein, de non déclaration de patrimoine à hauteur de 70 millions e. Il risque 2 ans de sursit et 16 millions d' euros d'amende. Il a été également accusé d'achat de voix de campagne./ A Good Year, en 2016, 8 anciens salariés ont retenu 30 h des cadres d'entreprise, après 7 ans de lutte contre la fermeture de leur usine. 7 personnes prennent de la prison avec sursit malgré le retrait de plainte de Good Year./ Isabelle Thomas, députée européenne, est déclarée soutenir les Ailes pour l'ouest (pro-aéroport Notre Dame des Landes) sans son accord. Mustière refuse d'effacer son nom de la liste./ A Gretz-Armainvillier, sur un piquet de grève des bus contre les conditions de travail et l'amplitude horaire, un délégué CGT est renversé par un bus./ A Paris, 32 ouvriers turques et kurdes du métro font grève. Il n'ont pas été payés depuis des mois par un sous traitant de Vinci. Ils travaillent de 22h à 5h et subissent un traitement d'esclave. Ils dénonce aussi le travail dissimulé de sans papiers sur d'autres chantiers. La RATP porte plainte contre les grévistes.

CREDIT PHOTO : http://www.lemonde.fr/europe/video/2017/01/13/a-belgrade-des-migrants-souffrent-du-froid-intense_5062532_3214.html

http://fa-nantes.over-blog.com/ https://fr-fr.facebook.com/jdejacque/

Pour une Décroissance Libertaire

Publié le 5 Mars 2017

 

Le vendredi 10 mars 19h à B17

Rencontre avec JP Tertrais

17 rue Paul Bellamy Nantes

Le groupe Déjacque de la Fédération Anarchiste organise une rencontre avec JP Tertrais, auteur de Jusque là tout va bien, pour une décroissance libertaire. Il sera question d’un état des lieux sur les questions environnementales (pollution, climat, déforestation, technologies, démographie, etc.) et sociales (mobilité, cadence, accélération, etc.). Nous parlerons ensemble, entre autres, des solutions proposées par la décroissance libertaire par rapport à d’autres courants, du rapport entre environnement et luttes sociales et des précurseurs (Reclus, Kropotkine, Bookchin). L’entrée et le buffet sont à prix libre. Un librairie sera disponible. A bientôt donc !

Permanence Groupe Déjacque

Publié le 5 Mars 2017

Le groupe Joseph Déjacque de la Fédération Anarchiste tiendra sa permanence mensuelle mardi 7 mars de 18h à 20h à B17, 17 rue Paul Bellamy, à Nantes, au fond de la cour à gauche, au dessus de l'Atelier. Vous êtes les bienvenu.es si vous souhaitez nous rencontrer et discuter de l'actualité politique et sociale.

http://fa-nantes.over-blog.com/

https://fr-fr.facebook.com/jdejacque/

nous écrire : federationanarnantes@gmail.com

CR MANIF 25/2 Contre le FN et Tous les fachos

Publié le 5 Mars 2017

Samedi 25 février 2017 a eu lieu à Nantes une grande manifestation, avec plusieurs milliers de personnes, contre la venue de Marine Lepen le lendemain au Zénith. Il y a cinq ans le FN s'était vu refuser cette salle. Celle-ci a également été refusée à Dieudonné. Mais la mairie actuelle a choisi d'accueillir l'extrême droite dans sa ville (sans doute pour diviser la droite et forcer les gens à se réfugier dans les urnes) : Soral, Zemmour, Obertone, Camus, Le Gallou, Lepen, toute une galerie de fachos parade dans les salles de Nantes en tout sérénité.

L'argument commun au FN et au PS c'est celui de la liberté d'expression démocratique. Les fascistes ce serait l'extrême gauche, et non le gouvernement qui réprime et flique à tout va depuis des années, ni le FN qui depuis 1972 fédère toutes les tendances de l'extrême droite. Pour eux se battre contre les ennemis de la liberté, défendre cette liberté contre ceux qui veulent la détruire, c'est être fasciste. Pure sophistique ! L'adjoint au maire de Nantes prétend qu'on doit combattre le FN autrement, par les idées. Amusant, lorsqu'on voit qu'en fait tous les partis s'inspirent des idées du FN ! Au lieu de le combattre, ils le laissent proliférer pour sauver le système électoral qui sans ça n'aurait plus lieu d'être.

Des milliers de personnes donc ont défilé calmement, entourées par 700 flics menaçants et rapidement agressifs. Mais après des mois d'agressions policières dans les manifestations, à coup de gaz, de grenades, de flash-ball, de tonfa et de canons à eau, de nombreuses personnes ont fait le choix de se défendre et de répliquer aux provocations policières avec les moyens du bord et de tenir la distance avec cailloux et pétards. On a pu voir encore des personnes âgées et des enfants dans des poussettes suffoquer dans les gaz tandis qu'un cordon de CRS les empêchait de s'enfuir en bas de la rue de Strasbourg. On a pu voir aussi la BAC balancer des gaz et des grenades sur la foule du haut du cour Saint Pierre. La BAC, très en forme, a tenté de voler un char du cortège. Quand quelqu'un leur cri "vous êtes des fascistes", l'un deux répond "oui" (lors de la manif contre le GUD, un Baceux avait aussi dit "on est d’extrême droite"). Ce n'est pas un secret, plus de la moitié de la police vote facho. La police met donc un zèle particulier à s'attaquer aux manifs antifascistes. En tout cas, un grand merci à celle et ceux qui ont su tenir tête à la police pour éviter un trop grand nombre de blessés et d'arrestations.

En ce qui concerne la casse, qualifiée de "violence" par les médias, il ne s'agit une fois de plus de rien d'autres que de peinture et de verre brisé. Pour la bourgeoisie, égratigner le temple de la consommation c'est hérésie. Pour nous c'est juste la forme normale d'une manifestation qui se doit d'être un peu plus visible et bruyante qu'une promenade en famille. Chaque semaine il y a de ces manifestations bien sages qu'affectionnent les élus. Mais vous n'en entendrez pas parler, à moins de fouiner dans les marges des journaux régionaux. Un grand merci donc à ceux qui inventent les slogans qui redonnent un peu d'humanité à ce centre ville avant tout conçu pour les touristes friqués. On nous accuse de faire dépenser l'argent public pour réparer. Mais on a rien demandé. Cessez plutôt de détruire nos œuvres. L'argent public il part surtout dans l'armement de la police, dans les grands projets inutiles, les aéroports de luxes, les arbres aux hérons, les flaques d'eau éclairées, dans les poches des élus, des patrons. Non, ce ne sont pas quelques coups de karcher et quelques vitres neuves qui causent la ruine du peuple.

On nous accuse, et ce avant même la manifestation, de faire le jeu du FN. Toujours le même argument paresseux. Depuis quand l'inaction a-t-elle plus de chance de fournir des résultats que l'action ? Depuis quand lutte-t-on contre le fascisme en lui déroulant le tapis rouge ? Lepen de toute façon exploite tout : l'agitation lui donne raison. Mais le calme n'aurait-il pas montré par ailleurs que le FN est un parti honorable ? Le plus ironique est que ceux qui prétendent que nous faisons le jeu du FN sont les premiers à le faire : les journalistes et leur recherche du sensationnel, leur rhétorique raciste plus ou moins consciente et leur mépris de classe, ainsi que les élus des partis qui pillent et banalisent les idées des fafs.

Ce qu'ils ne disent pas c'est que cette manif montre à tout le monde que le gouvernement a abandonné sa population face aux fascistes, qu'il a retourné contre elle sa police. Non, tout le monde n'avale pas la petite leçon de morale des médias et du pouvoir. Les gens savent, dans les villes et dans les quartiers, que la police est dangereuse et que les idées fascistes sont en train de ruiner nos sociétés pour maintenir artificiellement un capitalisme à l'agonie. Et ils voient en même temps qu'il est possible de se défendre.

Alors qui sont les responsables ? Les casseurs ? Les organisateurs ? Ou le FN avec la complicité des élus et de leur police ? Le responsable, c'est la municipalité qui humilie ses sujets en tendant les bras à l’extrême droite et dénigrant le peuple qui le combat. Si nous descendons dans la rue et y risquons notre peau, ce n'est pas par plaisir mais par nécessité, pour sauver ce qui peut l'être. Comme les ouvriers qui sabotent leurs outils, nous sabotons et saboterons la ville tant qu'elle nous sera confisquée par les fachos, les policiers et les businessmans. Nous nous défendons pour survivre.

 

Marche contre le FN et ses faux ennemis

Publié le 25 Février 2017

Nous marchons ensemble aujourd'hui contre le Front National, qui n'est pas tant un parti politique qu'une entreprise dirigée depuis plus de quarante ans par la dynastie Lepen réunissant différents clubs nazis, intégristes, poujadistes et pétainistes en un parti fasciste.

Le FN n'a aucune vision politique. Son seul mot d'ordre est de s'attaquer aux étrangers, érigés en boucs émissaires responsables de tous les maux et proies faciles, car déjà fragilisés par le système capitaliste colonial et nationaliste dans lequel nous vivons depuis des siècles. Le nationalisme ne s'oppose pas au capitalisme mais au contraire lui est utile pour effacer la question des inégalités de classe derrière une supposée unité de race.

Ce n'est donc pas contre le FN uniquement que nous marchons. C'est aussi contre ses idées amplement répandues dans le reste de la classe politique. Ce n'est pas le FN qui expulse, fait mourir au frontières, persécute les réfugié.es du sud et de l'est, pille leurs ressources, attise les guerres, piétine le peuple à coup d’état d'urgence, de 49.3, de lois sécuritaires, et lâche sa police enragée contre les pauvres dans les quartiers, les usines, les rues et les campagnes.

Le FN n'a rien inventé. Il exprime juste l'inconscient de nos dirigeants et leur haine mal refoulée des pauvres et des étrangers. Mais le FN sert d'épouvantail pour resserrer les rangs républicains. Tout comme le rejet de l'étranger nourrit le nationalisme du FN, la menace FN alimente la cohésion des autres partis. Or ils partagent au fond la même idéologie fondée sur les discriminations de classe, de genre et de race.

Les arguments ne cessent de circuler d'un bout à l'autre du spectre politique. Pour le FN il s'agit de reprendre les mots de la gauche pour se donner un vernis social, pour la gauche et la droite il s'agit d'appliquer les idées du FN tout en faisant mine de s'en distinguer. Mais à terme il s'agit bien d'un même système FNLRPS.

Encore une fois les partis vont s'unir pour faire barrage au FN et appeler les électeurs au secours. A nouveau nous aurons à nous battre contre les mêmes recettes patriarcales, capitalistes et nationalistes lorsqu'elles seront appliquées par les autres partis. Contre le FN et ses copies la seule solution est selon nous une révolution communiste et libertaire, c'est-à-dire une redéfinition complète de l'organisation sociale, basée sur l'égal accès aux ressources et aux décisions. Mort à cette société préhistorique.

SALES DEFAITES - DÉCEMBRE 2016

Publié le 20 Février 2017

Militarisme : 4 000 soldats de l'OTAN sont massés à la frontière russe, dont 300 soldats français équipés. Il s'agit, après l'annexion de la Crimée et le conflit en Ukraine, de défendre les pays baltes contre les russes./ Les Tirailleurs sénégalais, au bout de 50 ans, reçoivent la nationalité française et des droits. Ils vivent en foyer et ont entre 77 et 88 ans. Ils ont servi entre 1870 et 1962 et venaient de toutes les colonies françaises. Ils étaient 200 000 lors de la première guerre, 150 000 lors de la 2e. et 60 000 en Indochine. Les pensions ont été gelées entre 1959 et 2006 puis ils ont reçu 336e/semestre. Il seraient aujourd’hui mille vétérans. En novembre 1944 à Dakar, 1280 prisonniers libérés par les allemands se sont retrouvés dans le camps de Thia Roye. Ils ont manifesté pour recevoir des indemnités et pensions. La France a tiré sur les manifestants faisant 70 morts, 70 blessés graves, 100 légers et 34 arrestations.

Réfugié.es : En Hongrie, un réfugie écope de 10 ans de prison pour « terrorisme » parce qu'il a franchi la frontière. Il est accusé d'avoir été le meneur d'une émeute sans preuve tangible. Ses soutiens au procès ont eu une amende./ A Saint Denis (Seine Saint Denis), des centaines de réfugié.es sont évacué.es. Il y a eu 30 opérations de ce genre dans l’année./ Alger expulse 1 500 africains de l’ouest et en enferme d’autres à Tamrasset dans 25 préfabriqués. Ils doivent faire leur besoins dans des sacs plastiques, reçoivent un repas de riz et 2 bouteilles de lait par jour, n’ont pas d'eau ni de sortie et sont tabassés. Les autres réfugiés restent terrés, même si beaucoup travaillent comme ouvriers ou dans les restaurants./ Frontex accuse les ONG de collusion avec les passeurs. Comme si les humanitaires étaient la cause plutôt qu’une réponse au problème posé par les frontières européennes qui ont fait 3 777 morts en 2015.

Répression : Le meurtrier de Rémi Fraisse a été blanchi par le GIGN et le défenseur des droits. Quand au lieutenant colonel responsable, il a été promu colonel. Denis Favier, le directeur de gendarmerie qui a couvert le meurtrier, est nommé à la tête de la sûreté de Total. Il a porté plainte pour injure contre un internaute qui doit verser 13 000 euros./ Un décret autorise les policiers municipaux à porter des 9mm./ L’amendement Linkenheld permet d’expulser de leur logement vendeurs et consommateurs de cannabis ainsi que leur famille. Cela ne concerne pas les propriétaires./ En Alabama, Ronald Smith, 21 ans, est exécuté par injection. Le condamné a agonisé 13 mn. En 2014, dans l’Ohio, Denis Mac Guire a agonisé pendant 25 mn. En 2014, dans l’Oklahoma, Clayton Lockett a agonisé 43 mn et 2h pour Joseph Wood en Arizona./ Aux Royaumes-Unis, 306 policiers sont accusés d’abus sexuels./ Mylène Palisse, conseillère d'insertion à Tarbes, dénonce, dans l’article de l'Huma "cochez la case jihadiste", les grilles d’évaluation de la radicalisation et de détection de suspects, par exemple en signalant les prières collectives, les signes de confession, ceux qui éprouvent un sentiment d'injustice, parlent de complot, sont influençables, frustrés, avec des complexes d'infériorité ou des problèmes d'identité. Elle estime ne pas être agent de renseignement et ne pas avoir à faire un travail de police au risque de perdre la confiance de ceux qu'elle est censée aider./ Circulaire Robert Gelci, chef procureur, sur Légifrance rappelant que sous état d'urgence la participation équivaut l'organisation de manif et coûte 6 mois de prison et 7 500e. Le non respect des deux sommations et le visage dissimulé coûtent 1 500e et 3 000 si récidive. La circulaire recommande les peines pour outrage et rébellion, la fouille, l'arrestation autour des manifs, la captation d'images, le traitement des plaintes en interne, l'usage d'un questionnaire de deux pages pour la traçabilité./ 9 poursuites, 5 incarcérations et éloignement d'île de France pour l'incendie d'une voiture de police quai Valmy. Le dossier est vide, sans preuves. Les services de renseignement s'appuie sur un témoin anonyme et trouve des suspects dans une manif de la semaine précédente. Les interpellations ont précédé les auditions des policiers./ A Nantes, marche pour Adama Traoré et ses deux frères emprisonnés sans preuves. Le GUD fait une courte apparition. La BAC a procédé à quelques arrestations en début de manif. Il n’y avait aucun media./ Paris Xe, 3 militantes du PKK ont été assassinées en 2013 par Omar Guney qui vient de mourir avant son procès. La complicité turque et française est suspectée. En France, depuis les années 80, des arméniens, des africains du sud, des marocains, des tamouls, des basques ont été exécutés./ A Houdan (Yveline), arrestation de militants de L214 qui posaient des caméras dans des abattoirs./ Gaspar Glanz, de Taranis news, interpellé en octobre à Calais , découvre qu'il est fiché S, c'est-à-dire « susceptible d'actes de violence ». On lui reproche des propos injurieux envers la police sur Facebook et le "vol" d'un talkie-walkie. Il doit pointer une fois par semaine au commissariat. Il y a 20 000 fichés, dont la moitié comme islamiste, sur simple soupçon./ A Vierzon, un homme de 18 ans, pourtant reconnu comme fragile psychologiquement, prend 5 ans de prison dont 3 fermes pour consultation de site terroriste, commentaires violents et parce qu’il aurait communiqué avec des fichés S./ A Vanne, un exercice anti attentat est effectué en criant « alla akbar », assimilant islam et terrorisme devant les élèves./ L'état d'urgence va être prolongé jusqu'en mai 2017 pour « sauver la démocratie ». Le commissaire aux droits de l'homme européen dénonce les mises en résidence, perquisitions injustifiées, la stigmatisation des musulmans et des migrants. Avec la Turquie et l’Ukraine, la France est le seul pays de la zone euro sous état d'urgence prolongé./ Selon la commission nationale de contrôle technique des renseignement, il y a 20 282 personnes espionnées/an pour terrorisme, menace de l'indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, défense nationale ou des intérêts politique, économique et industriel./ Jean François Martin a été éborgné à Rennes au LBD en novembre (comme 40 personnes en France depuis 2007). Les coupables sont entendus par l'IGPN. Les flics eux manifestent./ Yannick Rousselet de Greenpeace a été perquisitionné par la DGSI et convoqué en GAV. Son matériel informatique a été saisi. Il serait coupable de violation du secret défense, sans doute suite aux publications dans les médias sur le transport de déchets nucléaires./ Maxime Azadi de l’Agence de presse kurde et de Mediapart a été arrêté en Belgique sur demande de la Turquie./ La police a trafiqué 40 tonnes de cannabis sans l'accord de la justice « pour infiltrer les réseaux ».

Entreprises : A l'usine Thales d’Etrelles (35) un délégué du personnel et adhérent CNT risque 5 ans de prison ferme, 300 000 euros de dommages et un licenciement, après un courrier divulguant les salaires dans l'entreprise et pour un enregistrement du directeur et de gendarmes. Cette accusation a aussi pour but de mettre en cause son témoignage à propos du suicide d'une employée lié au management./ Lactalis, centrale d'achat responsable de la crise du lait par la baisse des prix, attaque France 2 pour atteinte à la vie privée./ En Afrique de l’ouest, dans les plantations de cacao de Ferrero, des enfants travaillent de manière forcée, à la machette, parmi les produits chimiques. Les conditions sont aussi intolérables concernant les plantations d'huile de palme en Indonésie (Wilmar, Nestlé, Colgate)./ A Tarbes, 17 salariés de la clinique du groupe Médipole (8.8 milliards pour les actionnaires) sont référés en justice pour grève et occupation contre le manque de moyens et les bas salaires. Deux personnes ont été blessées par un médecin sur un barrage filtrant./ Gréves des postes contre la baisse des effectifs, les plans sociaux pluri-annuels, l’intensification du travail. En 2015, 7 300 postes ont disparu et 48 000 depuis 2008. On est passé de 17 000 à 9 000 bureaux de poste, avec des relais commerçant. Des employés se sont suicidés. 20 000 CDD ont été créés. Les responsables se justifient par la « baisse du trafic du courrier ». Pourtant, il y a une hausse du chiffre d’affaire. Les salaires sont gelés et les absences fréquentes. 100 000 emplois ont été détruits en 13 ans. Les effectifs ont baissé de 30 %. Les employés sont fliqués par Géopad et certaines heures supplémentaires non payées./ Au Luxembourg, trois lanceurs d’alerte sont jugés pour avoir fait fuiter des fraudes fiscales. La loi Sapin, censée les protéger, propose une procédure complexe, où il faut travailler dans l’entreprise que l’on dénonce, avertir son supérieur hiérarchique, la justice, et les médias après 3 mois. Sont exclus professions militaires et médicales./ Entrée en vigueur de l’article 67 de la Loi Travail facilitant le licenciement, « pour que les patrons n'aient plus peur d'embaucher », en fonction de la baisse des activités, des commandes, de la hausse de l'automatisation. Les dommages et intérêts au prud’homme sont plafonnés./ Retailleau veut ouvrir les transports express régionaux à la concurrence. Des milliers de postes ont déjà disparu./ L’économiste Yves Croset rappelle dans Presse Océan qu’il y a déjà 9 aéroports dans les Pays de la Loire qui sont des gouffres financiers, que le déplacement de l’aéroport entraînera plus d’urbanisation et qu’il n’y aura pas plus de trafic aérien et pas non plus plus d’activité./ A Arzuma (Landes) des malades de l’amiante sont en procès avec EDF pour exposition sans protection. Il y a 125 malades et 39 morts./ Mise en place de tests salivaires de cannabis dans les entreprises aux postes sensibles./ Attac organise des actions non violentes pour dénoncer l'exil fiscal de la BNP. Des personnes allongées sont sorties par la police.

Précarité : En 2015, il y a eu 497 morts dans la rue recensés en France (ce qui représente 20 % de la réalité, soit 2 800 morts). Il y a 28 ans d’écart d’espérance de vie avec les autres personnes. 29 migrants sont morts dans la rue en 2015. Il y a 141 mille sans abris en France. A Nantes, il y a 250 migrants à la rue dont 100 enfants et 1600 roms. Les appels au 115 ont augmenté de 6 % et seulement la moitié accèdent à un hébergement d’urgence. Le nombre de jeunes a augmenté de 11 %. Le Secours populaire observe une hausse de 12% des demandent d’aide.

Environnement : Dérogation européenne pour l’usage de pesticides et perturbateurs endocriniens à l’origine de diabètes, cancers et infertilités sous la pression des lobbies. Bayer, Basf et Sagenta en produisent 87 mille tonnes/an./ A Nantes, au Tripode, 1800 personnes ont été exposées entre 1972 et 1993 à l'amiante. Elle ont une espérance de vie réduite de 6 ans et vivent dans l'anxiété. Elles demandent des réparations et départ en préretraite. A Besançon, 40 salariés ont été exposés pendant quatre ans./ Un train de déchets nucléaires très radioactifs traverse la France de la Manche vers la Suisse avec 72 containers./ 6e extinction de masse en 500 millions d’années. 85 604 espèces animales et végétales disparaissent à cause de la pollution, l’agriculture, l’industrie, la surexploitation, le climat, l’artificialisation./ 140 mille substances chimiques ont été produites au XXe. Elles représentent 4 100 milliards de chiffre d'affaire/an. Si certains produits sont interdits, il suffit d'une variation de composés pour proposer un produit de substitution (jusqu'à la prochaine interdiction). Par exemple, l'amiante a été remplacée par la fibre de céramique réfractaire.

credit photo : http://thedailybanter.com/2014/02/the-morning-banter-ukraine-protests-north-korean-drawings-jimmy-fallon-ratings-and-breaking-bad-discussions/

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