RADICALISATION D'URGENCE

Publié le 17 Juillet 2016

Le président des français.es a qualifié le carnage de Nice "d'attentat terroriste" avant même toute enquête et sans qu'il y ait eu aucune revendication. Il a rétabli l'état d'urgence retiré quelques heures plus tôt - acte en partie symbolique vu qu'une bonne part des mesures entrent dans la constitution. Si l'état d'urgence aura été incapable d'empêcher les attentats du Bataclan et le carnage de Nice, il aura bien permis au gouvernement de réprimer les minorités racisées (perquisitions, assignations à résidence, contrôles au faciès etc.) et les mouvements sociaux (loi travail) et écologistes (Cop 21). Techniquement, il aura surtout éparpillé les forces répressives sur tous les fronts. Le gouvernement prétend vouloir mettre fin au terrorisme par une surenchère d'opérations militaires en Syrie et en Irak (opération Chamal) et de stigmatisation policière en France (état d'exception), alors que c'est cela même qui alimente le terrorisme depuis des décennies.
Nous rejetons ce système capitaliste autoritaire qui sème la désolation écologique (ZAD, Nucléaire, etc.), la misère sociale (persécution des réfugié.es, destruction du code du travail etc.) et la violence politique (extrême droitisation du PS, mépris des pauvres et des racisé.es). Nous réclamons la fin de la guerre, l'égalité et la liberté pour tout.es et une économie raisonnée respectueuse de chacun.e et de l'environnement. Cela ne sera possible que si nous nous gouvernons nous-mêmes, conscient.es de nos intérêts réels, au lieu de servir la minorité qui prétend le faire à notre place avec les résultats que l'on voit.