La répression des lycéen.nes

Publié le 18 Mars 2017

Dans sa lutte contre le peuple, le gouvernement s'acharne sur sa proie favorite, la jeunesse, dont il a déjà pourri l'avenir avec sa loi travail !. La semaine dernière la police a attaqué les lycéen.nes qui manifestaient contre les violences policières dont ils sont les principales cibles. A Saint Denis, 55 personnes ont été arrêté.es. La police a utilisé contre ell.eux lacrymos, grenades, LBD et matraques. Dans le Val de Marne, il y a eu un blessés et 5 interpellations. A Lille, une élève a été hospitalisée après plusieurs charges de la police et tirs de grenades. A Nantes, au lycée Livet, les élèves ont été matraqués. Certain.es ont réussi à échapper aux coups grâce à des voisins. L'un des lycéens a fini aux urgence la rotule cassée. Plus tard, une manifestation a été bloquée place Bouffay.

Le week-end un rassemblement dans le centre ville a été nassé par les CRS au bout de quelques minutes. Tout le monde, y compris des passants, a été encerclé, fouillé, contrôlé, fiché par la BAC devant les promeneurs, les touristes et les consommateurs en terrasse. Plus d'une dizaine de personnes ont été embarquées. Visiblement la nouvelle préfète, Nicole Klein (photo), cherche l'estime des flics. Manque de bol, ils se sont ridiculisés et disqualifiés aux yeux des visiteurs, des nantais et même de la presse.

Le mercredi des lycéen.nes ont bloqué à nouveau le Lycée de Livet. Une banderole "contre la police, légitime méfiance" a été déployée sur la façade et environ 200 personnes ont crié des slogans. Une partie du quartier a été bloquée par les CRS et les lycéen.nes ont été nassé.es, contrôlé.es et fouillé.es. Les témoins autour de la nasse ont fait l'objet d'intimidations répétées pour les empêcher d'assister aux arrestations. Les passant.es inquiet.es de voir la police menacer le lycée recevaient des explications des policiers comme : "ils manifestent pour sécher les cours". Quant aux profs et au personnel, ils semblent avoir abandonné les élèves à leur sort et ont une nouvelle fois fermé les portes de l'établissement empêchant tout repli.

Chacun.e d'entre nous, quelque soit son âge, risque sa peau tant que le gouvernement continuera d'exister pour défendre les privilèges de sa classe. Tou.tes ensemble désarmons la police, abolissons la loi travail et détrônons les exploiteurs.