Les Rohingyas, Saint Martin et les Street Medics

Publié le 17 Septembre 2017

   La minorité rohingyas subit depuis plusieurs années la politique
génocidaire de l'état birman. Ce qui se traduit par des massacres, des
supplices et un exode massif vers le Bangladesh où la persécution
économique continue. Ashin Wirathu, moine bouddhiste charismatique
condamné par l'état en 2003 pour incitation à la haine, a été libéré en
2012. Depuis, il diffuse ses messages de haine contre les rohingyas en
toute liberté et avec la bénédiction de l'état, ce qui aboutit à
d’atroces persécutions. La résistance armée qui s'est organisée, trop
faible, fut contre productive et a accentué  la répression. La question
qui se pose est celle de savoir à qui profite le crime. Quels sont les
enjeux géostratégiques derrière les souffrances civiles ? Qui sont les
responsables et les bénéficiaires des persécutions ? L'état d'Arakan, où
elles ont lieu, est riche en hydrocarbures et en pierres précieuses. Des
projets de Gazoducs et d'installations portuaires impliquent l’Inde, la
Corée du Sud, la Chine et Total. Comprendre les intérêts en jeu doit
permettre de déterminer, autrement que par les incantations morales de
l'ONU, les leviers concrets qui permettrait de  mettre
fin à ces opérations


    Sur l'île de Saint Martin, après le passage de l'ouragan Irma, on a pu
assister à « des scènes de pillage », d'après les médias. L'envoie de
l'armée vise entre autre la défense des propriétés. L'extrême droite
profite de la situation pour ressortir son concept de « racisme
anti-blanc ». Seule Marijosé Alie sur FR3 nous rappelle l'opposition sur
l'île entre une population et des touristes riches et les précaires qui
vivent dans les bidonvilles. En terme de pillage et de racisme rappelons
que le plus grand pillage reste celui qui mène aux inégalités sociales
et que le racisme est d'abord un système d'exploitation qui s'appuie sur
l'apparence physique et linguistique.


    La manif contre la destruction du code du travail à Nantes s'est
terminée par le traditionnel défoulement policier contre les
manifestant.es. La page des Street Medics nantais témoigne
d'hospitalisations et de blessures par matraque, LBD, grenades, lacrymos
et la bousculade provoquée. Les Street Medics ell.eux-mêmes ont été pris
pour cible, attaqueé.es à plusieurs reprises et placé.es en garde à vue.
L'image du journal local officiel choisit pour illustrer les neufs
arrestations de montrer un BACeux qui traîne à terre un.e street medic
reconnaissable par par son casque à croix. L'an passé un Street Medic
était d'ailleurs passé en jugement justement à cause de cette croix
censée n'être utilisée que par la Croix Rouge, d'après la convention de
Genève (pour éviter les embuscades). Rappelons tout de même que cette
même Convention protège aussi le personnel de secours contre les
militaires et la police. Nous condamnons de toute façon les agressions
policière contre quiconque. Les techniques et équipements restent
sur-dimensionnés face à une population civile désarmée et en posture de
légitime défense sociale (voir aussi https://nantes.indymedia.org/articles/38538).


    R du Gr Dejacque