UN ETUDIANT BLESSE PAR UNE GRENADE

Publié le 14 Mai 2018

Un étudiant a été hospitalisé et deux policiers ont été blessés par l’explosion d’une grenade pendant l’évacuation de l’université de Toulouse. D’abord, nous déplorons l’absence totale de dialogue avec ce gouvernement qui s’obstine à recourir à la force face à une population pacifique. Nous condamnons ensuite l’usage d’armes de guerre contre des civils (grenade, gaz, LBD, etc.), dans les quartiers, dans les manifestations, sur les ZAD (des milliers de grenades et balles de défense ont été lancées à Notre dame des Landes blessant de nombreuses personnes). Au minimum, la réglementation de l’usage devrait être respectée (situation de menace, lancé au sol ou en cloche etc.). En vérité, ces armes devraient être interdites (en attendant la fin du capitalisme et la dissolution de la police qui le protège). A Toulouse, l’étudiant a été insulté et tabassé par la police avant que la grenade n’explose. Toutes les conditions étaient et sont encore réunies pour que des gens soient mutilés ou tués. Il y a visiblement une volonté de la part du gouvernement de terroriser, pour dissuader de militer et pour affaiblir les mouvements. Il doit assumer les conséquences, même si elles ne correspondent pas à ses attentes : défiance à l’égard de la police et durcissement du rapport de force. Le gouvernement n’est pas assez naïf pour croire au prétexte de faire régner l’ordre. Il crée le désordre, la division, l’affaiblissement social, pour que le terrain soit plus propice au réforme libérales.