[Procès du 6 et 7 mars] Droit de réponse

Publié le 2 Mars 2012 in Répression policière

Droit de réponse du collectif contre les violences policières

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Suite aux articles publiés dans Presse Océan et 20minutes concernant le procès contre le policier tireur du flashball, le collectif contre les violences policières réagit.

 

Collectif contre les violences policières

Nantes, le vendredi 02 mars 2012.

Communiqué de presse : Droit de réponse
Suite à la conférence de presse du jeudi 1er mars organisée par une intersyndicale et interassociation portant sur le procès des 6 et 7 mars, en présence des journalistes de Ouest-France, Presse Océan et 20 minutes, le collectif contre les violences policières est scandalisé par le parti pris des médias locaux.
Dans leurs éditions de vendredi, 20 minutes et Presse Océan n'ont pas du tout pris en compte les propos tenus lors de la conférence et au contraire donnent la parole au syndicat policier Alliance et au parquet de Nantes, leur offrant une nouvelle fois une tribune pour leurs mensonges.
Concernant l'article de Presse Océan, précisons que la moitié est consacrée aux élucubrations du parquet, qui affirmait sans vergogne que « l'information judiciaire a établi que des pluies de projectiles avaient été jetées sur les forces de l'ordre », information que démentent les preuves visuelles avancées par les parties civiles et les témoignages, et qui sont aussi réfutées par le juge d'instruction chargé de l'affaire.
Quant à l'article publié dans 20minutes, le collectif s'insurge des menaces qui y sont proférées par Thierry Spitz (représentant du syndicat Alliance et invité d'honneur réccurent de la presse locale), qui empêche tout rétablissement de la vérité en menaçant de poursuites judiciaires tout contradicteur.
Le syndicat de policiers Alliance, systématiquement interrogé par les médias locaux, est coutumier des mensonges.
Est-il outrageant de dire que la police a attaqué une manifestation de lycéens et d'étudiants pacifiques ? Est-il outrageant de dire qu'un policier a délibérément visé au visage un manifestant pour le mutiler ? Est-il outrageant de dire qu'à ce jour, aucun policier ne s'est insurgé contre cet état de fait -et qui ne dit mot consent- ?
Nous qualifions ses propos paru dans 20 Minutes d'intimidation flagrante de la justice et des parties civiles à la veille d'un procès.Ces faits sont très graves. La Justice est une nouvelle fois intimidée, prise en otage par les syndicats policiers les plus extrêmistes.Les magistrats devront tenir compte de ces intimidations, réitérées tout au long de l'affaire, qui tentent de compromettre l'établissement de la vérité, et le fonctionnement normal de la Justice dans une démocratie.
Nous persistons et nous signons. Oui, depuis plus de 4 ans, la police française mutilede façon répétée au flashball, à Nantes, à Montreuil, à Toulouse, à Villiers-le-Bel, à Mayotte... dans un sentiment d'impunité absolu. Ce sont des faits.
Encore une fois, nous notons que la police et le parquet ne se gênent pas pour mentir éhontément sur cette affaire et que les médias relaient fidèlement. Cela avait déjà été le cas après le 27 novembre 2007. En effet, nous nous devons de rappeler qu'alors que le lycéen blessé était encore à l'hopital, le préfet de l'époque déclarait sans aucun scrupule que la blessure était sans gravité. Le mensonge était diffusé par la presse locale sans aucune vérification.
Force est de constater que dans les affaires de violences policières, ce sont les victimes qui sont traitées comme des agresseurs et qui doivent subir les calomnies des syndicats de policiers et de la hiérarchie policière, à Nantes comme ailleurs.
Nous le réaffirmons, n'en déplaise aux syndicats policiers et à la hiérarchie policière, aujourd'hui plus que jamais, il est hors de question de laisser passer ce type d'élucubrations mensongères.