CR MANIF 25/2 Contre le FN et Tous les fachos

Publié le 5 Mars 2017

Samedi 25 février 2017 a eu lieu à Nantes une grande manifestation, avec plusieurs milliers de personnes, contre la venue de Marine Lepen le lendemain au Zénith. Il y a cinq ans le FN s'était vu refuser cette salle. Celle-ci a également été refusée à Dieudonné. Mais la mairie actuelle a choisi d'accueillir l'extrême droite dans sa ville (sans doute pour diviser la droite et forcer les gens à se réfugier dans les urnes) : Soral, Zemmour, Obertone, Camus, Le Gallou, Lepen, toute une galerie de fachos parade dans les salles de Nantes en tout sérénité.

L'argument commun au FN et au PS c'est celui de la liberté d'expression démocratique. Les fascistes ce serait l'extrême gauche, et non le gouvernement qui réprime et flique à tout va depuis des années, ni le FN qui depuis 1972 fédère toutes les tendances de l'extrême droite. Pour eux se battre contre les ennemis de la liberté, défendre cette liberté contre ceux qui veulent la détruire, c'est être fasciste. Pure sophistique ! L'adjoint au maire de Nantes prétend qu'on doit combattre le FN autrement, par les idées. Amusant, lorsqu'on voit qu'en fait tous les partis s'inspirent des idées du FN ! Au lieu de le combattre, ils le laissent proliférer pour sauver le système électoral qui sans ça n'aurait plus lieu d'être.

Des milliers de personnes donc ont défilé calmement, entourées par 700 flics menaçants et rapidement agressifs. Mais après des mois d'agressions policières dans les manifestations, à coup de gaz, de grenades, de flash-ball, de tonfa et de canons à eau, de nombreuses personnes ont fait le choix de se défendre et de répliquer aux provocations policières avec les moyens du bord et de tenir la distance avec cailloux et pétards. On a pu voir encore des personnes âgées et des enfants dans des poussettes suffoquer dans les gaz tandis qu'un cordon de CRS les empêchait de s'enfuir en bas de la rue de Strasbourg. On a pu voir aussi la BAC balancer des gaz et des grenades sur la foule du haut du cour Saint Pierre. La BAC, très en forme, a tenté de voler un char du cortège. Quand quelqu'un leur cri "vous êtes des fascistes", l'un deux répond "oui" (lors de la manif contre le GUD, un Baceux avait aussi dit "on est d’extrême droite"). Ce n'est pas un secret, plus de la moitié de la police vote facho. La police met donc un zèle particulier à s'attaquer aux manifs antifascistes. En tout cas, un grand merci à celle et ceux qui ont su tenir tête à la police pour éviter un trop grand nombre de blessés et d'arrestations.

En ce qui concerne la casse, qualifiée de "violence" par les médias, il ne s'agit une fois de plus de rien d'autres que de peinture et de verre brisé. Pour la bourgeoisie, égratigner le temple de la consommation c'est hérésie. Pour nous c'est juste la forme normale d'une manifestation qui se doit d'être un peu plus visible et bruyante qu'une promenade en famille. Chaque semaine il y a de ces manifestations bien sages qu'affectionnent les élus. Mais vous n'en entendrez pas parler, à moins de fouiner dans les marges des journaux régionaux. Un grand merci donc à ceux qui inventent les slogans qui redonnent un peu d'humanité à ce centre ville avant tout conçu pour les touristes friqués. On nous accuse de faire dépenser l'argent public pour réparer. Mais on a rien demandé. Cessez plutôt de détruire nos œuvres. L'argent public il part surtout dans l'armement de la police, dans les grands projets inutiles, les aéroports de luxes, les arbres aux hérons, les flaques d'eau éclairées, dans les poches des élus, des patrons. Non, ce ne sont pas quelques coups de karcher et quelques vitres neuves qui causent la ruine du peuple.

On nous accuse, et ce avant même la manifestation, de faire le jeu du FN. Toujours le même argument paresseux. Depuis quand l'inaction a-t-elle plus de chance de fournir des résultats que l'action ? Depuis quand lutte-t-on contre le fascisme en lui déroulant le tapis rouge ? Lepen de toute façon exploite tout : l'agitation lui donne raison. Mais le calme n'aurait-il pas montré par ailleurs que le FN est un parti honorable ? Le plus ironique est que ceux qui prétendent que nous faisons le jeu du FN sont les premiers à le faire : les journalistes et leur recherche du sensationnel, leur rhétorique raciste plus ou moins consciente et leur mépris de classe, ainsi que les élus des partis qui pillent et banalisent les idées des fafs.

Ce qu'ils ne disent pas c'est que cette manif montre à tout le monde que le gouvernement a abandonné sa population face aux fascistes, qu'il a retourné contre elle sa police. Non, tout le monde n'avale pas la petite leçon de morale des médias et du pouvoir. Les gens savent, dans les villes et dans les quartiers, que la police est dangereuse et que les idées fascistes sont en train de ruiner nos sociétés pour maintenir artificiellement un capitalisme à l'agonie. Et ils voient en même temps qu'il est possible de se défendre.

Alors qui sont les responsables ? Les casseurs ? Les organisateurs ? Ou le FN avec la complicité des élus et de leur police ? Le responsable, c'est la municipalité qui humilie ses sujets en tendant les bras à l’extrême droite et dénigrant le peuple qui le combat. Si nous descendons dans la rue et y risquons notre peau, ce n'est pas par plaisir mais par nécessité, pour sauver ce qui peut l'être. Comme les ouvriers qui sabotent leurs outils, nous sabotons et saboterons la ville tant qu'elle nous sera confisquée par les fachos, les policiers et les businessmans. Nous nous défendons pour survivre.

 

Marche contre le FN et ses faux ennemis

Publié le 25 Février 2017

Nous marchons ensemble aujourd'hui contre le Front National, qui n'est pas tant un parti politique qu'une entreprise dirigée depuis plus de quarante ans par la dynastie Lepen réunissant différents clubs nazis, intégristes, poujadistes et pétainistes en un parti fasciste.

Le FN n'a aucune vision politique. Son seul mot d'ordre est de s'attaquer aux étrangers, érigés en boucs émissaires responsables de tous les maux et proies faciles, car déjà fragilisés par le système capitaliste colonial et nationaliste dans lequel nous vivons depuis des siècles. Le nationalisme ne s'oppose pas au capitalisme mais au contraire lui est utile pour effacer la question des inégalités de classe derrière une supposée unité de race.

Ce n'est donc pas contre le FN uniquement que nous marchons. C'est aussi contre ses idées amplement répandues dans le reste de la classe politique. Ce n'est pas le FN qui expulse, fait mourir au frontières, persécute les réfugié.es du sud et de l'est, pille leurs ressources, attise les guerres, piétine le peuple à coup d’état d'urgence, de 49.3, de lois sécuritaires, et lâche sa police enragée contre les pauvres dans les quartiers, les usines, les rues et les campagnes.

Le FN n'a rien inventé. Il exprime juste l'inconscient de nos dirigeants et leur haine mal refoulée des pauvres et des étrangers. Mais le FN sert d'épouvantail pour resserrer les rangs républicains. Tout comme le rejet de l'étranger nourrit le nationalisme du FN, la menace FN alimente la cohésion des autres partis. Or ils partagent au fond la même idéologie fondée sur les discriminations de classe, de genre et de race.

Les arguments ne cessent de circuler d'un bout à l'autre du spectre politique. Pour le FN il s'agit de reprendre les mots de la gauche pour se donner un vernis social, pour la gauche et la droite il s'agit d'appliquer les idées du FN tout en faisant mine de s'en distinguer. Mais à terme il s'agit bien d'un même système FNLRPS.

Encore une fois les partis vont s'unir pour faire barrage au FN et appeler les électeurs au secours. A nouveau nous aurons à nous battre contre les mêmes recettes patriarcales, capitalistes et nationalistes lorsqu'elles seront appliquées par les autres partis. Contre le FN et ses copies la seule solution est selon nous une révolution communiste et libertaire, c'est-à-dire une redéfinition complète de l'organisation sociale, basée sur l'égal accès aux ressources et aux décisions. Mort à cette société préhistorique.

SALES DEFAITES - DÉCEMBRE 2016

Publié le 20 Février 2017

Militarisme : 4 000 soldats de l'OTAN sont massés à la frontière russe, dont 300 soldats français équipés. Il s'agit, après l'annexion de la Crimée et le conflit en Ukraine, de défendre les pays baltes contre les russes./ Les Tirailleurs sénégalais, au bout de 50 ans, reçoivent la nationalité française et des droits. Ils vivent en foyer et ont entre 77 et 88 ans. Ils ont servi entre 1870 et 1962 et venaient de toutes les colonies françaises. Ils étaient 200 000 lors de la première guerre, 150 000 lors de la 2e. et 60 000 en Indochine. Les pensions ont été gelées entre 1959 et 2006 puis ils ont reçu 336e/semestre. Il seraient aujourd’hui mille vétérans. En novembre 1944 à Dakar, 1280 prisonniers libérés par les allemands se sont retrouvés dans le camps de Thia Roye. Ils ont manifesté pour recevoir des indemnités et pensions. La France a tiré sur les manifestants faisant 70 morts, 70 blessés graves, 100 légers et 34 arrestations.

Réfugié.es : En Hongrie, un réfugie écope de 10 ans de prison pour « terrorisme » parce qu'il a franchi la frontière. Il est accusé d'avoir été le meneur d'une émeute sans preuve tangible. Ses soutiens au procès ont eu une amende./ A Saint Denis (Seine Saint Denis), des centaines de réfugié.es sont évacué.es. Il y a eu 30 opérations de ce genre dans l’année./ Alger expulse 1 500 africains de l’ouest et en enferme d’autres à Tamrasset dans 25 préfabriqués. Ils doivent faire leur besoins dans des sacs plastiques, reçoivent un repas de riz et 2 bouteilles de lait par jour, n’ont pas d'eau ni de sortie et sont tabassés. Les autres réfugiés restent terrés, même si beaucoup travaillent comme ouvriers ou dans les restaurants./ Frontex accuse les ONG de collusion avec les passeurs. Comme si les humanitaires étaient la cause plutôt qu’une réponse au problème posé par les frontières européennes qui ont fait 3 777 morts en 2015.

Répression : Le meurtrier de Rémi Fraisse a été blanchi par le GIGN et le défenseur des droits. Quand au lieutenant colonel responsable, il a été promu colonel. Denis Favier, le directeur de gendarmerie qui a couvert le meurtrier, est nommé à la tête de la sûreté de Total. Il a porté plainte pour injure contre un internaute qui doit verser 13 000 euros./ Un décret autorise les policiers municipaux à porter des 9mm./ L’amendement Linkenheld permet d’expulser de leur logement vendeurs et consommateurs de cannabis ainsi que leur famille. Cela ne concerne pas les propriétaires./ En Alabama, Ronald Smith, 21 ans, est exécuté par injection. Le condamné a agonisé 13 mn. En 2014, dans l’Ohio, Denis Mac Guire a agonisé pendant 25 mn. En 2014, dans l’Oklahoma, Clayton Lockett a agonisé 43 mn et 2h pour Joseph Wood en Arizona./ Aux Royaumes-Unis, 306 policiers sont accusés d’abus sexuels./ Mylène Palisse, conseillère d'insertion à Tarbes, dénonce, dans l’article de l'Huma "cochez la case jihadiste", les grilles d’évaluation de la radicalisation et de détection de suspects, par exemple en signalant les prières collectives, les signes de confession, ceux qui éprouvent un sentiment d'injustice, parlent de complot, sont influençables, frustrés, avec des complexes d'infériorité ou des problèmes d'identité. Elle estime ne pas être agent de renseignement et ne pas avoir à faire un travail de police au risque de perdre la confiance de ceux qu'elle est censée aider./ Circulaire Robert Gelci, chef procureur, sur Légifrance rappelant que sous état d'urgence la participation équivaut l'organisation de manif et coûte 6 mois de prison et 7 500e. Le non respect des deux sommations et le visage dissimulé coûtent 1 500e et 3 000 si récidive. La circulaire recommande les peines pour outrage et rébellion, la fouille, l'arrestation autour des manifs, la captation d'images, le traitement des plaintes en interne, l'usage d'un questionnaire de deux pages pour la traçabilité./ 9 poursuites, 5 incarcérations et éloignement d'île de France pour l'incendie d'une voiture de police quai Valmy. Le dossier est vide, sans preuves. Les services de renseignement s'appuie sur un témoin anonyme et trouve des suspects dans une manif de la semaine précédente. Les interpellations ont précédé les auditions des policiers./ A Nantes, marche pour Adama Traoré et ses deux frères emprisonnés sans preuves. Le GUD fait une courte apparition. La BAC a procédé à quelques arrestations en début de manif. Il n’y avait aucun media./ Paris Xe, 3 militantes du PKK ont été assassinées en 2013 par Omar Guney qui vient de mourir avant son procès. La complicité turque et française est suspectée. En France, depuis les années 80, des arméniens, des africains du sud, des marocains, des tamouls, des basques ont été exécutés./ A Houdan (Yveline), arrestation de militants de L214 qui posaient des caméras dans des abattoirs./ Gaspar Glanz, de Taranis news, interpellé en octobre à Calais , découvre qu'il est fiché S, c'est-à-dire « susceptible d'actes de violence ». On lui reproche des propos injurieux envers la police sur Facebook et le "vol" d'un talkie-walkie. Il doit pointer une fois par semaine au commissariat. Il y a 20 000 fichés, dont la moitié comme islamiste, sur simple soupçon./ A Vierzon, un homme de 18 ans, pourtant reconnu comme fragile psychologiquement, prend 5 ans de prison dont 3 fermes pour consultation de site terroriste, commentaires violents et parce qu’il aurait communiqué avec des fichés S./ A Vanne, un exercice anti attentat est effectué en criant « alla akbar », assimilant islam et terrorisme devant les élèves./ L'état d'urgence va être prolongé jusqu'en mai 2017 pour « sauver la démocratie ». Le commissaire aux droits de l'homme européen dénonce les mises en résidence, perquisitions injustifiées, la stigmatisation des musulmans et des migrants. Avec la Turquie et l’Ukraine, la France est le seul pays de la zone euro sous état d'urgence prolongé./ Selon la commission nationale de contrôle technique des renseignement, il y a 20 282 personnes espionnées/an pour terrorisme, menace de l'indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, défense nationale ou des intérêts politique, économique et industriel./ Jean François Martin a été éborgné à Rennes au LBD en novembre (comme 40 personnes en France depuis 2007). Les coupables sont entendus par l'IGPN. Les flics eux manifestent./ Yannick Rousselet de Greenpeace a été perquisitionné par la DGSI et convoqué en GAV. Son matériel informatique a été saisi. Il serait coupable de violation du secret défense, sans doute suite aux publications dans les médias sur le transport de déchets nucléaires./ Maxime Azadi de l’Agence de presse kurde et de Mediapart a été arrêté en Belgique sur demande de la Turquie./ La police a trafiqué 40 tonnes de cannabis sans l'accord de la justice « pour infiltrer les réseaux ».

Entreprises : A l'usine Thales d’Etrelles (35) un délégué du personnel et adhérent CNT risque 5 ans de prison ferme, 300 000 euros de dommages et un licenciement, après un courrier divulguant les salaires dans l'entreprise et pour un enregistrement du directeur et de gendarmes. Cette accusation a aussi pour but de mettre en cause son témoignage à propos du suicide d'une employée lié au management./ Lactalis, centrale d'achat responsable de la crise du lait par la baisse des prix, attaque France 2 pour atteinte à la vie privée./ En Afrique de l’ouest, dans les plantations de cacao de Ferrero, des enfants travaillent de manière forcée, à la machette, parmi les produits chimiques. Les conditions sont aussi intolérables concernant les plantations d'huile de palme en Indonésie (Wilmar, Nestlé, Colgate)./ A Tarbes, 17 salariés de la clinique du groupe Médipole (8.8 milliards pour les actionnaires) sont référés en justice pour grève et occupation contre le manque de moyens et les bas salaires. Deux personnes ont été blessées par un médecin sur un barrage filtrant./ Gréves des postes contre la baisse des effectifs, les plans sociaux pluri-annuels, l’intensification du travail. En 2015, 7 300 postes ont disparu et 48 000 depuis 2008. On est passé de 17 000 à 9 000 bureaux de poste, avec des relais commerçant. Des employés se sont suicidés. 20 000 CDD ont été créés. Les responsables se justifient par la « baisse du trafic du courrier ». Pourtant, il y a une hausse du chiffre d’affaire. Les salaires sont gelés et les absences fréquentes. 100 000 emplois ont été détruits en 13 ans. Les effectifs ont baissé de 30 %. Les employés sont fliqués par Géopad et certaines heures supplémentaires non payées./ Au Luxembourg, trois lanceurs d’alerte sont jugés pour avoir fait fuiter des fraudes fiscales. La loi Sapin, censée les protéger, propose une procédure complexe, où il faut travailler dans l’entreprise que l’on dénonce, avertir son supérieur hiérarchique, la justice, et les médias après 3 mois. Sont exclus professions militaires et médicales./ Entrée en vigueur de l’article 67 de la Loi Travail facilitant le licenciement, « pour que les patrons n'aient plus peur d'embaucher », en fonction de la baisse des activités, des commandes, de la hausse de l'automatisation. Les dommages et intérêts au prud’homme sont plafonnés./ Retailleau veut ouvrir les transports express régionaux à la concurrence. Des milliers de postes ont déjà disparu./ L’économiste Yves Croset rappelle dans Presse Océan qu’il y a déjà 9 aéroports dans les Pays de la Loire qui sont des gouffres financiers, que le déplacement de l’aéroport entraînera plus d’urbanisation et qu’il n’y aura pas plus de trafic aérien et pas non plus plus d’activité./ A Arzuma (Landes) des malades de l’amiante sont en procès avec EDF pour exposition sans protection. Il y a 125 malades et 39 morts./ Mise en place de tests salivaires de cannabis dans les entreprises aux postes sensibles./ Attac organise des actions non violentes pour dénoncer l'exil fiscal de la BNP. Des personnes allongées sont sorties par la police.

Précarité : En 2015, il y a eu 497 morts dans la rue recensés en France (ce qui représente 20 % de la réalité, soit 2 800 morts). Il y a 28 ans d’écart d’espérance de vie avec les autres personnes. 29 migrants sont morts dans la rue en 2015. Il y a 141 mille sans abris en France. A Nantes, il y a 250 migrants à la rue dont 100 enfants et 1600 roms. Les appels au 115 ont augmenté de 6 % et seulement la moitié accèdent à un hébergement d’urgence. Le nombre de jeunes a augmenté de 11 %. Le Secours populaire observe une hausse de 12% des demandent d’aide.

Environnement : Dérogation européenne pour l’usage de pesticides et perturbateurs endocriniens à l’origine de diabètes, cancers et infertilités sous la pression des lobbies. Bayer, Basf et Sagenta en produisent 87 mille tonnes/an./ A Nantes, au Tripode, 1800 personnes ont été exposées entre 1972 et 1993 à l'amiante. Elle ont une espérance de vie réduite de 6 ans et vivent dans l'anxiété. Elles demandent des réparations et départ en préretraite. A Besançon, 40 salariés ont été exposés pendant quatre ans./ Un train de déchets nucléaires très radioactifs traverse la France de la Manche vers la Suisse avec 72 containers./ 6e extinction de masse en 500 millions d’années. 85 604 espèces animales et végétales disparaissent à cause de la pollution, l’agriculture, l’industrie, la surexploitation, le climat, l’artificialisation./ 140 mille substances chimiques ont été produites au XXe. Elles représentent 4 100 milliards de chiffre d'affaire/an. Si certains produits sont interdits, il suffit d'une variation de composés pour proposer un produit de substitution (jusqu'à la prochaine interdiction). Par exemple, l'amiante a été remplacée par la fibre de céramique réfractaire.

credit photo : http://thedailybanter.com/2014/02/the-morning-banter-ukraine-protests-north-korean-drawings-jimmy-fallon-ratings-and-breaking-bad-discussions/

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Manifestations contre l'extrême droite et la police

Publié le 14 Février 2017

A Nantes, mais aussi dans d'autres villes, des manifs ont eu lieu pour protester contre une conférence d’extrême droite et contre l'agression sexuelle par la police d'un jeune homme à Aulnay-sous-Bois. Deux fois de suite les manifestant.es ont été attaqué.es par la police, ce qui montre la constance de la méthode autoritaire du gouvernement et de la mairie de Nantes, déjà responsable de nombreuses exactions comme l'expulsion de réfugiés en hiver, les mutilations de manifestants, les assignations à résidence, les amendes et emprisonnements ainsi que son soutien à l’extrême droite et la police.

 

A Nantes le 3 février à 19h plusieurs centaines de personnes se sont réunies place Viarme pour protester contre la conférence d'une figure d’extrême droite dont le message principal est l'expulsion violente des réfugié.es accusé.es de tous les crimes. La contestation vise aussi la municipalité qui a offert aux fascistes une salle municipale suite au refus des syndicats d'accueillir le conférencier initialement programmé dans leurs locaux. Cette générosité est assez incompréhensible puisque par ailleurs la ville n'hésite pas à interdire les spectacles ou les manifestations qui lui déplaisent.

Sur le compte Twitter d'un responsable FN, une photo montre plusieurs dizaines de personnes parfois armées de bâtons et masquées qui gardent l'entrée de la salle municipale. Cela n'inquiète nullement la police qui préfère se placer aux coté de la milice pour interdire l'accès du cortège vers la salle. Elle n'a pas hésité à attaquer et poursuivre les manifestant.es avec gaz, LBD et grenades. La traque des manifestant.es dans les rues du quartier par la police et la milice fasciste a duré une partie de la soirée. Six personnes ont été interpellées. Dans le centre ville, un bar a été attaqué par les fascistes et des personnes ont été blessées (des faits similaires se sont déroulés à Quimper plus tard, avec le même conférencier. La police a attaqué les manifestants et arrêté trois personnes).

Le sens de cette manifestation était de lutter contre la banalisation des idées fascistes et racistes et l'implantation de milices fascistes spécialisées dans l'agression des étrangers, des associatifs et des militants. Dans cette lutte nous n'avons aucun soutien de l'Etat mais au contraire une collaboration tacite avec l'extrême droite. On sait qu'elle lui est utile comme épouvantail pour que les électeur.ices se réfugient dans le giron des partis, seulement ce n'est pas les élus qui auront à subir ses méfaits.

 

Le mercredi 6 février à 18h, place du Bouffay, des centaines de personnes se sont réunies pour protester contre le viol par des policiers d'un jeune homme à Aulnay sous bois avec une matraque télescopique (section du sphincter et déchirure de 10 cm de la paroi anale) avec coups et insultes comme "salope", "négro", "bamboula" (d'après Luc Poignant, SGP Police, "bamboula ça reste correct"...). La pratique, si elle est méconnue, n'est pas nouvelle (Bobigny 1991 ; Drancy 2015). Leur chef, Vincent Lafon, a lui même été condamné en 2004 pour avoir placé un enjoliveur dans les fesses d'un homme. En 2015, 18 adolescents portent plainte contre la police pour des violences sexuelles dans le 12e à Paris. Ces pratiques s'inscrivent dans une logique coloniale d'humiliation de la virilité des hommes noirs. Elles s'ajoutent aux autres violences et assassinats à caractère raciste perpétués par la police.

Le rassemblement nantais a commencé par des prises de paroles sur le thème des violences policières et du racisme et la dénonciation de la guerre intérieure menée par le gouvernement contre les minorités et les manifestants. Pour accéder à la place Bouffay, il fallait passer le cercle des policiers qui avaient nassé la place avant même la manifestation. Huit camions de CRS, un hélicoptère et une équipe de la BAC étaient mobilisés. A peine le cortège a-t-il commencé a avancé qu'il a été attaqué par la police et repoussé à coup de gaz et de matraques. Une trentaine de personnes ont été arrêtées. D'autres manifestations, elles-mêmes réprimées, ont eu lieu en France comme à Bobigny, Clichy, Toulouse, Marseille; Bordeaux, Rennes, Lille, Paris, Neuilly-sur-Marne sur Marne etc.

Une autre manifestation a eu lieu samedi 11, avec encore plus de monde et d'habitants des quartiers populaires. A 16h30 le cortège a défilé dans le centre ville, talonné par les CRS et la BAC. Cette fois les forces de l'ordre ont eu la prudence de ne pas s'interposer, étant donné l'escalade des réactions en France, et le cortège a pu faire deux fois le tour de la ville. Il y a eu néanmoins quelques interpellations à la suite de jets de peinture rose sur le commissariat du centre. Un bruit court que le quartier des Dervallières s'échauffe, ce qui sera confirmé par les journaux plusieurs jours après (confrontations avec la police et incendies de voitures).

 

Le gouvernement socialiste une fois de plus affiche son visage répressif et sa complicité avec les capitalistes, les racistes et la police. En face, la droite et l'extrême droite tentent d'instrumentaliser la situation en vue des élections par une surenchère d'autoritarisme. On peut en effet redouter que ces manifestations, à quelques semaines des élections, favorise les droites. Mais doit on pour autant rester les bras croisés ? Après les attaques menées, dans le cadre de l'état d'urgence, contre les travailleur.euses, les syndicalistes, les manifestant.es, les réfugié.es et les minorités religieuses, nous devrions rester sagement à nos places sous peine de voir pire encore arriver ? Ce chantage ne marchera pas. Les idées du front national doivent être combattues même quand c'est le parti socialiste qui les applique.

SALES DEFAITES - NOVEMBRE 2016

Publié le 23 Janvier 2017

Ingrid Brinsolaro, la veuve du garde du corps de Charb, n'a pas été invitée à la commémoration d'une place en son nom à Marseille. Elle n'avait pas été invitée non plus en 2015 pour l'inauguration d'une salle. Elle avait dénoncé la baisse de la sécurité de Charlie hebdo en dépit des menaces d'Al Quaida. Un journaliste avait pourtant informé la DGSI qu'un homme cherchait à localiser les locaux. M. Brinsolaro qualifiait de passoire la protection, laquelle avait été allégée deux mois avant les attentats à la demande d'Alliance.

L’euthanasie reste illégale alors que 90 % de la population y est favorable. Actuellement, les patients en fin de vie sont sous sédatifs, sans alimentation et sans hydratation et meurent d’épuisement en trois semaines, faute de suicide assisté. En Suisse, le suicide assisté est possible pour 8 500 e.

Le groupe Bouygue est jugé à Caen par la cour d’appel pour travail dissimulé sur le chantier de l’EPR de Flamanville. 460 polonais et roumains ne touchent pas le SMIC, n’ont pas de bulletin de salaire, sont payés en espèce, n’ont pas de sécurité sociale. Il y a aussi un manque de sécurité sur le chantier. Un lanceur d’alerte a été licencié. Il y a eu 2 morts en 2010 et 112 accidents dont 38 non déclarés.

A Bayonne, suicide d'un détenu qui avait pris deux mois fermes pour consommation de cannabis. Il y a sept fois plus de suicides en prison qu'en dehors. En 2012, il y a eu 123 décès et 113 en 2015. Depuis janvier il y a eu 74 suicides et morts suspectes.

Dakota (US) : Le projet de pipeline implique des banques françaises, comme le Crédit Agricole, Natixis, la Société Générale, la BNP. La lutte pour la protection de la zone naturelle, impliquant 700 tribus indiennes et des militants écologistes contre le gouvernement, a fait 167 blessé.es, 7 hospitalisé.es, 28 emprisonné.es.

Réfugié.es : Évacuation de 3852 personnes du camp de Stalingrad par 600 policiers et 250 bénévoles. Des militants ont été arrêtés. En Italie, Amnesty dénonce des cas de torture dans les hotspots. 40 personnes dont des familles ont été expulsées du squat Drouet à Caen. Fatim Jawara, 19 ans, joueuse de l’équipe de foot féminine de Gambie, meurt noyée en méditerranée. En méditerranéenne, le nombre de morts depuis janvier s'élève à 4 621. Des bateaux circulent sans moteurs ni gilets. 3771 personnes sont mortes en 2015, 3500 en 2014 et 600 en 2013, 500 en 2012, 1500 en 2011 et 50 en 2010. Les sauvetages dépendent de fonds privés. Seulement 31 % des corps sont récupérés. Deuxième clôture intelligente en Hongrie avec capteurs de chaleur et camera nocturne. Les clôtures prolifèrent en France, Autriche, Slovénie, Danemark, Espagne, Grèce, Turquie, Bulgarie, Macédoine sans compter la Méditerranée. Elles bénéficient d'un fond européen de 4 milliards. A Nantes, le diocèse, "stressé par les cafards", fait expulser 80 personnes du squat de Doulon ouvert depuis deux ans. Dans un gymnase, les réfugiés sont sélectionnés. La police bloque le site pour éviter qu'aucun réfugié n'arrive ou ne revienne.

Défense : L’opération Chamal coûte 360 millions et engage 4 000 militaires en Irak depuis septembre 2014 et en Syrie en 2015. Les bombardements font de nombreuses victimes civiles d'après Airwars. Hollande avoue quatre opérations "homo" (pour "homicide", soit des assassinats ciblés). La DGSE peut ainsi assassiner des militaires, des intellectuels etc. (Vincent Nouzille, Les tueurs de la République). Au Canada, une bombe nucléaire perdue sur la côte, lors d'un entraînement dans les années 50, a été retrouvée. Des bombes ont été également perdues en 1956 en méditerranéenne, en 1962 dans le Pacifique, en 1965 près d'Okinawa, en 1961 en Caroline du Nord, en 1966 en Espagne avec des contaminations et en 68 en Arctique avec contaminations ("Quand les USA perdent leurs bombes", Dissident media).

Nantes : Manif contre l’état d'urgence, avec une 60aine de personnes, et contre la répression des pauvres, des musulmans, des opposants politiques, des médias indépendants. La manif se termine rapidement par une charge de la BAC et une souricière de robocops. L’état d'urgence est là officiellement pour "protéger la démocratie" pendant la campagne.

Bobigny : Audience de trois policiers qui ont blessé au flashball, à Montreuil en 2009, six manifestants lors de l'expulsion d'un squat alors qu'il n'étaient pas menacés. Les plaignants rappellent que ces armes servent à mutiler et terroriser et non repousser. A Nantes, la maire promet à ses policiers des LBD, des bâtons, des cameras. Il y a eu 6 blessés et 4 éborgnés à Nantes et 40 depuis 2007 à cause du LBD en France. La ville prévoit aussi un bureau de la délation appelé "Maison de la tranquillité".

Grèves dans les hôpitaux publics contre la logique de rentabilité, l’augmentation des cadences, la réduction des effectifs, l'optimisation des séjours (bed management), la mauvaise répartition sur le territoire, l'absence de régulation des honoraires et des activités lucratives des hôpitaux. Trois milliards d'économies ont conduit à la suppression de 22 mille postes.

Beaumont sur Oise : Les deux frères d'Adama Traoré, assassiné par la police, sont arrêtés pour "violence et outrage" au conseil municipal. La maire tentait d'y faire financer par la commune son procès contre Assa, la sœur d'Adama, qui dénonçait son manque d'empathie. La maire Nathalie Groux avait diffusé sur son facebook une publication de Francais de souche demandant d'aider la police. Après le conseil municipal, une expédition punitive a été menée dans le quartier de la famille d'Adama.

Patriarcat : Une femme meurt tous les deux ou trois jours en France sous les coups de son conjoint. Émoi médiatique mais aucune solution concrète : développement des foyers, des services hospitaliers, des associations, des campagnes de prévention. 1/10 des femmes sont victimes de violences conjugales. Au travail elles sont aussi victimes de harcèlement. Quant aux enfants 1/10 d'entre eux sont victimes de maltraitance, quelque soit leur classe sociale. 122 femmes sont mortes en 2015 sous les coups. Jacqueline Sauvage reste emprisonnée. L'association RAFU (réseau action féministe unie) avait dénoncé l'enseigne Bagelstein pour sa culture du viol dans sa com. Elle s'est rassemblée rue Crucy où une femme a été battue à mort. La violence sexiste est la 1ere cause mondiale de décès des femmes. Ebru Firat, 25 ans, toulousaine, été arrêtée à Istanbul. Elle a combattu DAECH avec les kurdes. Eli Niurka, femme transsexuelle d’origine équatorienne, a été assassinée à st Molf. En cause la précarisation et l'isolement des travailleuses du sexe, liés à la pénalisation des clients d’après le STRASS. La prohibition est mise en place sans consultation alors que 98% des travailleuses sont contre. Celles ci sont réduites au silence et implicitement psychiatrisées.

Antifa : A Angers, une dizaine d'identitaires ont agressé les passants pour des motifs racistes. Parmi les trois interpellés, le fils de Pascal Ganat, conseiller régional FN pays de la Loire et président du groupe. A Arzon, un centaine d'identitaires bretons attaquent un centre d'accueil. Ils négocient avec les gendarmes leur dispersion contre la libération des interpellés. Cinq identitaires sont mis en examen pour manif illégale et intrusion dans un centre d'accueil, dont Nicolas Faure de Nantes et fondateur du groupe Liberté et entraide contre les réfugiés. A Lyon, les fachos attaquent le local de la Coordination des Groupes Anarchistes. Nantes accueille les fafs : d'abord Dupont Aignant, au Flessel, qui défend une société sécuritaire, conservatrice et xénophobe, proche de Nigel Farage, du mouvement 5 étoiles, de Le Pen, Menard et Zemour. Renaud Camus est accueilli à la médiathèque J. Demy. Anti-musulman, il soutient Lepen. Laurent Obertone est annoncé par Breiz Info à la salle Bretagne. La ville de Quimper a été condamnée pour avoir refusé de lui louer une salle. Manif antiraciste a Nantes contre Trump, les manifs de flics, les morts en méditerranées, l’expulsion de Calais et Stalingrad, les incendies contre les centres d’accueil, la fondation du GUD à Nantes, les tags racistes, l'attaque d'un centre LGBT. IPSOS indique une hausse des actes xénophobe de 22,4 % en 2015. Le Comité Contre la Torture des Nations Unis a condamné l'usage de la force contre les migrants par la france.

Françafrique : Un livre sort sur la guerre du Cameroun aux éditions La Découverte. Entre 1955 et 1965, il y a eu une dizaine de milliers de morts dans ce conflit pour l'indépendance occulté par la guerre d’Algérie. En 1972 le livre de Mongo Beti sur le sujet a été censuré. La justice du Burkina lance des poursuites sur la mort de Sankara en 1987 qui pourraient impliquer la France. Le Rwanda détient une liste de militaires français impliqués dans le génocide. Au Cameroun, catastrophe ferroviaire. Bolloré est propriétaire de Camrail. Les voies ferrées ont été construites dans le sang pendant la colonisation. Devenues service public, elles ont ensuite été cédées à Bolloré : hausse des tarifs, fermeture des voies non rentables, licenciements, 1/3 des cadres belges, manque d'entretien et course au profit. Bolloré est propriétaire de ports et de champs d’hévéas et de palmiers. Sa gestion est jugée irresponsable : monoculture, non respect des ressources locales (chasse, agriculture traditionnelle), aucunes retombées financières pour les locaux, pillage des forets, néocolonialisme, instrumentalisation des politiques. Ses plantations sont qualifiées de « Germinal sous les tropiques » : expulsion des populations locales et pollution. Bolloré attaque FR2 pour son docu : Un ami qui vous veut du bien. Le tribunal de Douala a réclamé un an de prison pour les journalistes.

Pauvreté : Au Auchan de Nantes-StHerblain, la fouille des poubelles est réprimée au nom de la violation de la propriété privée. Le propriétaire, Patrick Mulliez, détient également Decathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Noroteau. Il fait partie des 1ere fortunes de France et est soupçonné de fraude fiscale. A Toulouse, un homme prend trois mois fermes pour vol de fromage alors qu'il était resté plusieurs jours sans manger. En France 1/3 de la nourriture est jetée. Il y a 9 millions de personnes en France sous le seuil de pauvreté; dont des jeunes, des femmes, des enfants, et des familles. Il y a un million de plus de pauvres qu'en 2008, selon le Secours Catholique. Les patrons eux se sont enrichis de 18% en un an. Il gagnent en moyenne 5 millions par ans (417 mille e/mois). Il y a eu une hausse de 24 % des expulsions locatives en 2015 en France, à cause de la hausse du loyer et du chômage. Il y a eu 14 302 cas en 2015 et 11 604 en 2014. Il y a eu 30 morts dans la rue à Nantes en 2015.

 

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SALES DEFAITES 30 OCTOBRE 2016

Publié le 12 Décembre 2016

Notre Dame des Landes : Une circulaire instaure un tribunal d'urgence, des contrôles de douane des véhicules (lunettes et masques sont considérés comme des armes), geôles roulantes, interdiction d'attroupement, contrôles, et surveillance des locations de sono. Un groupe de militant.es anti-aéroport a été demander les procédures d'expulsion à l'avocat de Vinci, puisqu'il n'y a pas eu de visite de l'huissier et donc pas de possibilité de faire appel. Le groupe a été encerclé par la police. Il y a eu 35 interpellations et une vingtaine de GAV. Un militant sera jugé pour violence. Il échappe à la détention immédiate requise par le procureur. Au conseil régional, un autre groupe vient dénoncer les 40 millions qui seront versé à Vinci par l'état.

Transport : La RATP et la SNCF augmentent de 20% leurs amendes (50 euros) et sanctionnent les rollers, le bruit, la mendicité, les chiens. Les agents pourront avoir une arme et effectuer des palpations sur les individus louches. L'émission Envoyé spécial montre qu'une partie importante de l'infrastructure SNCF est dangereuse, par manque d'entretien, avec des risques de déraillement ou de barrières automatiques défectueuses.

Nucléaire : Un train de déchets a fait le trajet grande bretagne/suisse deux fois en passant par la france. Ces déchets peuvent être hautement toxiques (plusieurs fois Fukushima) et circulent sur des voies ferrées mal entretenues, pour des destinations inconnues, sans protection policière, en émettant des radiations. Douze réacteurs sont arrêtes et testés en raison d'anomalies. Il y 87 anomalies de cuves sorties de l'usine du Creusot. 55% des réacteurs français sont défectueux, avec des pièces mal ouvragées. Une panne de 24h a eu lieu à Golfech, dans le Tarn et Garonne. En cas de surchauffe, à cause de l’excès de carbone, l'acier pourrait casser. La pollution de la Loire, par les rejets radioactifs de St Laurent des eaux en 1969 et 1985, est classée sans suites.

Réfugié.es : Rafle et destruction de la "jungle" de Calais (la maire de Calais prévoit la construction d'un parc touristique : Heroïc land). Déportation dans des bus dont les fauteuils ont été recouverts des housses en plastique. Une partie du camp a été incendiée par les autorités, selon certains témoins (contrairement à la thèse officiel du "rite afghan"). Un Laser de Dissuasion et Interception a été utilisé (on ne connaît pas encore l'étendue des lésions oculaires qu'il occasionne). Le HCR, MSF et Médecin du monde ont cessé leur participation suite aux tris arbitraires effectués par les CRS. Les personnes non autorisées sur le site, militants, journalistes ou avocats, risquent six mois de prison et sept mille euros d'amende. Un rassemblement à Nantes a tourné court quand la BAC, par provocation, a embarqué et accusé d'outrage des manifestants. La chasse aux exilé.es se poursuit avec la destruction des campements de Stalingrad, Jaurès et Flandre à Paris. En méditerranée, des centaines de personnes ont trouvé la mort, soit 3 800 personnes depuis janvier et 3 771 en 2015. A Saint Dalmas de Tende (Alpes maritimes) près de Vintimille, un homme risque cinq ans de prison et 30 milles euros d'amende pour avoir apporté son aide à des "étrangers en situation irrégulière". A Lourde (65), Olivier Monteil, élu FN, a divulgué sur facebook les adresses des appartements de réfugiés suggérant que de potentiels terroristes sont logés avec les impôt du contribuable. La page est accompagnée d'une photo d'africains prise en Libye. D'autres commentaires invitaient clairement au meurtre. Des centres d'accueil ont été incendiés à Billier (56), Forge les bains (91), Ares (33), Paris (16e). En Libye, l'attaque d'un bateau de réfugié.es par les gardes côte fait 4 mort et 15 disparus. A Menton, un homme trouve la mort sur une autoroute. C'est la troisième victime sur cette route vers l’Italie en un mois. A Besançon, la revue Sédition a publié un article contre Jean Philippe Setbon, secrétaire général de la préfecture, hostile aux migrants. Une personne a été embarquée en GAV, son domicile fouillé. Elle est condamnée pour injure et diffamation. A Calais, trois personnes sont percutées par un train faisant un mort. C'est le quinzième décès depuis janvier. A Saint Étienne, le procureur de la république et la préfecture interdisent à cinquante personnes de dormir dans l'église Sainte Claire Montreynaud, comme elles le faisaient depuis dix ans, soi-disant à cause des normes de sécurités. Le prêtre de 71 ans qui les y autorisait a déjà fait l'objet de poursuites. A Lille, au parc des Ollieux, une centaine de mineurs isolés sont sans aide et harcelés par la police qui confisque le matériel de survie et effectue des rafles. Coup de feu contre un centre en Isère et à st Brévin en Loire atlantique. Une manifestation à Pierrefeu du Var a eu lieu contre un centre accueil. Trois « mineurs isolés étrangers » on été expulsés de l’hôtel Campanile à Rezé-Nantes de manière illégale. Une plainte a été déposée contre les policiers, l’hôtelier et le centre Saint Benoît Labre. Le Conseil départemental procède illégalement à des arrêts de mise à l'abri. Une dizaine de jeunes se retrouvent à la rue.

Répression : La police manifeste, illégalement, masquée et armée, sous état d'urgence, pour plus de moyens, de droits (permis de tuer) et plus de sévérité de la part des juges (multiplication par deux de la peine pour outrage de six mois), alors que le nombre de détenus a augmenté de 35 % entre 2001 et 2012. Il y a eu quinze mille condamnations pour outrage et rébellion en 2015 et une hausse de 33 % des incarcérations pour petits délits en un an. L'état débloque 250 millions. Les portes parole sont Rodolphe Schwarz, ancien flic et membre du FN, et Rodolphe Paturel, ex-GIGN, qui se déclare patriote et anti-musulman dans une interview à Breiz Info. 56,2 % des policies et des militaires ont l'intention de voter FN. Moins de 10 % vote à gauche. Selon le collectif Stop contrôle au faciès, les arabes sont contrôlés 8 fois plus que les blancs par les flics, les noirs six fois plus et, pour 27 % des contrôles, avec violence, 23% menaces, 17% insultes, 13% propos racistes, 10% palpation génitale. Des fusils d'assaut équipent déjà la BAC mais la police veut encore plus d'armes. Cette opération de victimisation vise à obtenir toujours plus de droits alors que la police n'a cessé d'en avoir depuis 30 ans, selon Didier Fassin, dans l’Humanité. La mortalité policière a été divisée par 4 en 30 ans. Dans le BTP il y a 9,66 mort pour 100 mille personnes/an et dans la police 4 pour 100 mille. Deux animateurs de Radio Canut (Lyon) sont placés en contrôle judiciaire pour une blague conseillant aux suicidaires de se faire sauter dans les manifs de flics. Une plainte a été déposée pour provocation au terrorisme. La GAV a duré la nuit et le matin. Les piges de l'émission ont été saisies. A Échirolles (Isère), la BAC abat un homme de cinq balles. A Nantes, le Tribunal administratif reconnaît la responsabilité partielle de l'état dans la mutilation oculaire de Pierre Douillard au flashball en 2007 mais lui reproche la participation à un attroupement actif. Rémi Fraisse a été tué il y a tout juste deux ans par la police. Des échauffourées, lors de la commémoration à Sivens, ont eu lieu avec les pro-barrages qui ont blessé une fille au couteau. A Nantes, manifestation sous l’œil vigilant des BACeux et des escadrons de flics. Valls veut construire trente trois établissements pénitentiaires en dix ans. A Nantes, il y a déjà 510 places dans le centre de détention quartier nord et 570 à la maison d’arrêt quartier du Bêle. Retailleau, Président de région Loire, est heureux qu'une prison de trois cent places en Vendée lui ait été promise par Urvoas. Une aubaine pour les bétonneurs et les compagnies privées. La loi Egalité et Citoyenneté prévoit la fin de la prescription de trois mois pour les délits de presse, des fermetures de sites, des condamnations pour diffamation et injure au mépris de la liberté d'expression, des jugements non plus au pénal et mais au civil (la quantité du montant prime sur l’établissement de la faute). Buisson, ex-conseillé de Sarko et ex-directeur de Minute, dans La cause du peuple, explique avoir organisé l'agression de militant.es anti CPE à Saint Michel et aux Invalides par "des blacks et des beurs" en 2006. Paris-Match a été appelé pour photographier des casseurs à Go Sport et Darty. Contre Villepin, Sarko voulait apparaître comme le premier flic de france. Au Parc expo de Nantes, des personnes ont été interpellées pendant la visite de Valls. Pendant le Climat Chance à Nantes, trois GAV après l'encerclement d'une manif rue Perrault. Les flics ont frappé et plaqué violemment à terre des manifestant.es. Ils prétendent qu’il y a eu rébellion et coup sur agent. Un appel à témoin sur Indymédia a été lancé pour démentir cette version. A Béziers, un homme meurt de « mort naturelle » entre les mains de la police. A Paris-Saint Denis, Guillaume Vapot a filmé l’arrestation brutale d’une femme âgée noire et menottée par la police. Les flics ont proféré contre lui des menaces de mort, exercé des violences et des attouchements et supprimé la vidéo. Une Porshe 911 a été brûlée lors d’une manif contre la loi travail. Un jeune homme de 17 ans est accusé, après une enquête à partir de caméras de surveillance et de facebook. Il risque 18 mois de prison et 17 mille euros d’amende. Les Street Medics ne sont pas dans la ligne de mire uniquement de la police. La justice les accuse d’utiliser une croix rouge pour se signaler. Selon la convention de Genève, seule la Croix-Rouge peut l’utiliser. Selon la même convention, la protection des blessés, des malades et du personnel sanitaire devrait être assurée, un droit que la police piétine en manif. Suite au procès de la chemise déchirée d’un DRH en 2005 à Air France après l’annonce de la suppression de 2 900 postes, 15 personnes sont condamnées. Le procureur choisit ses mots : « casseurs, voyous, essaim, horde, meute ». La vidéo est trop floue et inexploitable. La victime n’est pas capable de reconnaître ses agresseurs. Elle emploie le mot de lynchage. Mais, quand on lui demande si elle s’est vu mourir, elle répond que non.

Colonialisme : Au Cameroun, un accident de train fait 79 morts et 500 blessés, à cause de la surcharge du réseau et de son délabrement. En cause, la quête du profit et le manque d’entretien du réseau de Bolloré. Celui-ci est également propriétaire du port et de plantations dans lesquelles le droit humain n'est pas respecté (travail d'enfants). Les plantations d'huile de palme entraînent des déforestations (voir Cameroun, l'empire noir de Bollore de Benois Colombat ; Bolloré un ami qui vous veut du bien de Tristan Waleckx, Mathieu Rénier et Mikael Bozo). A Nouméa (Nouvelle Calédonie), un homme de 23 ans a été tué par la police, entraînant des émeutes et des blocages. A Madagascar, ancienne colonie française, riche en café, cacao, riz, pierres précieuses, uranium et pétrole, 1,2 millions de personnes sont en insécurité alimentaire à cause de la sécheresse. Valls, au Ghana, reconnaît l'esclavage, cite Fanon, Senghor et Césaire, mais prévient qu'il n'y aura pas de réparation (puisque Césaire a dit que l'esclavage est irréparable). En revanche, il promet un "Senghorus", sorte d'Erasmus euro-africain, avec des jeunes chefs d'entreprise. Déception pour le Mouvement International pour les Réparations qui chiffre à 200 milliards, pour la Martinique, et 21 milliard, pour Haïti, le montant des réparations. En Haïti, un ouragan fait mille morts et précarise quatre cent mille personnes. Lors du séisme de 2010, 1/3 des aides US étaient revenues à leurs troupes militaires, le reste aux ONG internationales et 1 % au gouvernement. Rien pour les assos haïtienne.

Dans Sans domicile fisc, les auteurs rappellent qu’il manque 80 milliards d'euros/an en france, mille milliards en europe et 26 mille milliards dans le monde, à cause de la fraude fiscale (la france a un déficit de 73 milliards pour 373 milliards d'euros de budget national). La fortune des 62 plus riches a augmenté de 44% en 2010. Contre ce terrorisme financier, les auteurs préconisent une COP fiscale et une meilleure traçabilité.

Credit photo : https://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_dechets.html

 

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Permanence Fédération Anarchiste

Publié le 5 Décembre 2016

Le groupe Joseph Déjacque de la Fédération Anarchiste tiendra sa permanence mensuelle mardi 6 décembre de 18h à 20h à B17, 17 rue Paul Bellamy, à Nantes, au fond de la cour à gauche, au dessus de l'Atelier. Vous êtes les bienvenu.es si vous souhaitez nous rencontrer et discuter de l'actualité politique et sociale.

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AUCHAN : QUI SONT LES VOLEURS ?

Publié le 27 Novembre 2016

Ces derniers mois, l'hypermarché Auchan de St Herblain n'a pas hésité à mener une politique
honteuse en réprimant et poursuivant toutes personnes qui osaient venir fouiller ses poubelles, ! Il est fréquent qu'une certaine population précaire et paupérisée tente d'améliorer
son quotidien en récupérant ce qu'elle peut dans les déchets de divers magasins. Cette pratique, courante, n'est rien d'autre que de la survie, elle n'atteint en rien le business des hypers et participe même, en un sens, de la lutte contre le gaspillage.

Mais voilà, la direction d'Auchan ne l'entend pas de cette oreille: : les pauvres peuvent crever, les poubelles seront bien gardées: ! Vigiles à l'appui, voilà qu'on appelle la police pour embarquer les affamé-e-s et tenter de les poursuivre pour vol, oui pour vol: ! Et histoire d'en rajouter une couche, on fait embarquer leurs véhicules par la fourrière. Seulement, le «: vol de
poubelles: » n'est pas un délit existant, les oppresseurs sont bien embêtés, qu'à cela ne tienne, on trouvera bien à requalifier l'acte pour pouvoir poursuivre et condamner les empêcheurs de jeter en ordre à coups de «: bande organisée: » ou «: violation de propriété privée: », bah voyons: !

Quand on sait que la famille Mulliez, qui contrôle non seulement le groupe Auchan, mais aussi Décathlon, Leroy-Merlin, Kiabi, Norauto, est une des premières fortunes de France, comment peut-on encore s'offusquer de quelques poubelles fouillées: ? Plusieurs propriétés de cette famille ont été récemment perquisitionnées en France, en Belgique et au Luxembourg pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. Peut-être devrions-nous revoir notre définition du mot «, voleur, »...

Mais cette affaire n'en est qu'une parmi d'autres : on peut citer celle du Super:U de Carquefou, en 2015, où un homme a été condamné à une amende de 200€ ou encore, celle du supermarché de Ligné, même année, où une personne a été condamnée à 105h de TIG et à 3 mois de prison avec sursis. Malheureusement, les poursuites à l'encontre des «, récupéreurs-euses, » se multiplient partout sur le territoire, et avec le système de récidive, cela pourrait même conduire à la prison ferme

Sachant qu'un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté chaque année et que plus de 8 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté en france (2014), nous nous devons de repenser nos modes de consommation. De nombreuses alternatives existent et se développent tels que les systèmes de circuits courts qui permettent une consommation et production locales (AMAP), d'autoproduction (jardins partagés, autogérés), d'échanges (système d'échange local SEL, troc), de groupements d'achats (GASE). Et bien sûr, la récup' (freegan) qui consiste à se nourrir gratuitement d'aliments issus des déchets de notre société de surconsommation.

Parce qu'on en a assez de la criminalisation de la pauvreté, de subir les politiques oppressives de supermarchés arnaqueurs et exploiteurs, assez de la société de sur-consommation et de gaspillage quand des millions de personnes meurent de faim chaque année, assez des mensonges et du cynisme de ces directeurs, dirigeants et actionnaires aux comptes en banque pleins à craquer, pour tout cela et plus encore, nous exprimons notre solidarité totale à toutes les personnes poursuivies par Auchan St Herblain et appelons chacun-e à le sanctionner de la façon qu' il/elle trouvera la plus opportune.La récup' de poubelles ne doit pas être un délit, partageons les ressources et les richesses, solidarité !

Face à une direction oppressive, résistons, ! Si nous sommes indigné-e-s par la politique répressive dont fait preuve Auchan envers les fouilleurs-euses de poubelles, nous le sommes aussi des pratiques, bien plus banales d'exploitation et de pressions sur les employé-e-s de la grande distribution, auquel-le-s nous communiquons également tout notre soutien et notre solidarité. Précarité des postes et faibles salaires sont la norme: : vidéosurveillance, horaires décalés, turn over et mise en concurrence, empêchent bien souvent les travailleurs-euses de se rencontrer et de s'organiser. Pourtant il y a beaucoup à dire sur la pénibilité de tous ces emplois si souvent dévalorisés, sur le stress qu' ils induisent, les répercussions qu' ils ont sur la vie extra-professionnelles etc.

Employé-e-s d'Auchan, de Mulliez ou d'un autre, ne restez pas isolé-e-s face à vos patron-ne-s, osez vous organiser, n'hésitez pas à prendre contact avec nos assemblées de lutte interprofessionnelle.

Info RDV sur http://nantes.indymedia.org
Assemblée de lutte interprofessionnelle de Nantes
nantes@onbloquetout.org

L'expulsion du squat de Doulon

Publié le 23 Novembre 2016

A la demande du Diocèse, "stressé par le fait que les gens vivent parmi les cafards" (Ouest-France 23/11), à huit heure, hier matin, les policiers sont venus expulser les habitants du squat de Doulon, à peu près quatre vingt personnes en exil qui ont fui la misère et la guerre. Le gymnase de la Colinière a été réquisitionné pour servir de centre de sélection, enregistrer et trier les gens. Les salarié.es de la Veille sociale 44 ont distribué des numéros et des adresses après une brève évaluation individuelle (dans la matinée, certaines personnes sont revenues avec leurs bagages après s’être entendu dire qu’elles ne pouvaient pas être accueillies).

Le site a été encerclé par la police pour empêcher les réfugiés qui étaient absents lors de l’expulsion (aux bains douches, au travail, à l’hôpital etc.) de bénéficier d’un hébergement. 54 personnes ont été d'abord prises en charge. Devant le refus de prendre en compte les personnes restantes, les réfugiés et leurs soutiens se sont enfermés avec les agents des services sociaux pour exiger une solution. Les policiers avec leur armure se tenaient prêts à faire usage de la force. Finalement, une vingtaine de personnes supplémentaires ont pu trouver un abri.

L’après midi, les soutiens ont accompagné les réfugiés dans divers endroits pour s’assurer de leur prise en charge. En fin d’après midi, le préfet a donné une conférence de presse à laquelle n’ont pas eu le droit d’assister les soutiens. Un rassemblement s’est formé devant la préfecture rapidement dispersé par la police. D’après une journaliste interrogée le préfet n’a pas mentionné les quinze personnes laissées de côté par l’opération que les soutiens ont alors eux-mêmes hébergées.

Visiblement le but de la préfecture est de communiquer sur une opération qui se veut "humanitaire", dans le sillage des expulsions de Calais et de Paris. Cette expulsion a sans doute été précipitée par l’annonce de la manifestation organisée samedi à 15h au miroir d'eau à Nantes pour dénoncer les conditions inacceptables de vie des réfugié.es. Mais nous ne nous faisons aucune illusion : dans quelques jours ou quelques semaines, un bon nombre de personnes seront remises à la rue en plein hiver (comme c'est encore le cas pour des centaines de personnes, dont des vieillards, des femmes et des enfants, quelque soit leur nationalité). On ne peut que déplorer la perte de ce squat ouvert il y a deux ans, à la suite de plusieurs expulsions, qui permettait de protéger tant bien que mal les personnes à la rue et ignorées.

Nous réclamons la réquisition des lieux vides que la ville a déjà recensé. Nous exigeons un toit pour toutes et tous. Nous voulons la fin de la répression des pauvres sous couvert d'opération humanitaire. Nous désirons qu'on nous laisse en paix, sans harcèlement policier, au côté des démuni.es, combattre la misère organisée - dans un des pays les plus "développés" du monde et dans une ville qui, pendant trois siècles, s'est enrichie avec le commerce des esclaves.

Crédit photo : https://nantes.indymedia.org/articles/33747

 

SALES DEFAITES 30 septembre 2016

Publié le 3 Novembre 2016

Week-end A l’abordage à Nantes contre l’université d’été du PS (malgré son annulation). Le discours de la maire, près des Rendez-vous de l’Erdre (festival de Jazz militarisé par l'Etat d'Urgence) est sifflé et hué. Des manifestant.es sont nassé.es, contrôlé.es et embarqué.es. Puis, feu d’artifice sur des radeaux et une buvette près du Lieu Unique. Le lendemain, des discussions près du miroir d’eau sont suivies de l'enterrement joyeux du PS. Quelques carreaux brisés et jets de peinture lors du passage du cortège entraînent sa dispersion par la police. Dimanche, discussions sur les exilé.es, la ZAD et la militarisation policière. La presse réagit en condamnant les "casseurs" et rappelant les "menaces" à venir : manif Loi travaille !, Climat Chance, ZAD. Le collectif poujadiste Touche pas mon centre ville réapparaît. Retailleau écrit une lettre à Cazeneuve contre les week-end de formation à l'autodéfense de la ZAD.    


    Travaille ! : Vincent Martinez, magasinier à Air France, est accusé d'avoir arraché la chemise d'un DRH lors de l'annonce de la suppression de 2 900 poste. Pourtant, l'inspection travail nie cette accusation. C'est le ministère du travail qui confirme le licenciement. Cinq salariés sont aussi condamnés pour violence et onze pour dégradation. A Toulouse, deux manifestants doivent payer 2 700e pour un feu de palette. Au Havre, deux dockers sont en GAV à cause d'une manif à Paris en juin. Le port est bloqué par leurs collègues. A Rennes, Solidaire doit 46 345e pour l'occupation de la Maison du peuple. Lors de la Manif du 15/9, soixante deux interpellations en France et trente deux GAV ; plusieurs dizaines de blessés dont cinq graves et un éborgné (il y a eu quarante cinq éborgnés depuis 2007 par la police française). Sept arrestations ont eu lieu à Nantes, dont cinq en marge de la manif avec deux comparutions immédiates. Une personne a été  blessée à l’œil. Soixante huit réclamations en France ont été déposées au Défenseur des droits par le collectif Stop violences policières.


    Prisons : En Floride, en Alabama, au Texas, en Caroline du sud, grève du travail et de la faim des détenus, pour l'anniversaire de la rébellion d'Attica (une révolte des prisonniers à New York en 1971 contre les conditions carcérales et le meurtre de Georges Jackson) et pour dénoncer les conditions de travail, les salaires, le manque de soin, le racisme. Plus de deux millions de personnes sont emprisonnées dont 40 % afro-américaines. Les prisonniers travaillent par exemple dans les troupeaux de Mac Do, les centres d'appel ou comme pompiers, pour des salaires dérisoires. En France, Valls prévoit dix mille nouvelles places pour "régler" la question de la surpopulation carcérale (117,6 %). Depuis 1987, trois milliards ont déjà été dépensés pour la construction de prisons qui se remplissent à mesure qu’on les construit. A Poitiers, une mutinerie a lieu pour des demandes de transfert et de permission.


    Exilé.es : Cazeneuve menace de démanteler la "Jungle" de Calais pour répartir les réfugié.es sur le territoire, avec ce que ça suppose en réalité de profilages, de violences, de reconduites et de remises à la rue, alors que la plupart désire aller en Angleterre. 200 flics s’ajoutent aux 1 900 sur place. Un mur végétalisé est érigé, éclairé, anti-bruit et contre les réfugié.es, financé par le royaume uni. La maire est inquiète. Elle attend plutôt le démantèlement du camp. Paris Xe et XIXe, 2 100 personnes à la rue, dont des femmes et des enfants, sont expulsées dans cinquante bus. Manif devant le rectorat de Nantes pour soutenir la centaine de "Mineurs Etrangers Isolés" à la rue et non scolarisés. Le week-end, rencontre nationale des collectifs MIE (Lille, Poitiers, Rouen, Lannion etc.) à la maison des syndics. La situation générale est très dégradée, avec un mépris du droit des mineurs, des OQTF et mises à la rue arbitraires dans toutes les villes. A Montreuil, dix-neuf familles rroms sont à la rue depuis un mois. La Mairie PC continue d'évacuer la place occupée, en pleine rentrée scolaire. Le maire de St Ouen lui refuse de scolariser les enfants rroms. A Indre-Nantes, vingt cinq enfants scolarisés sont menacés d'expulsion. Un ouvrier sans papier s'est blessé sur un chantier Paris VIIe. Le patron refuse d'appeler les secours. Vingt-quatre travailleurs sans papiers font grève et réclament des droits et leur régularisation. Covéa immobilier, propriétaire du site, assigne les ouvriers en référé pour les expulser du chantier. Quinze camions de CRS s'en chargeront après trois semaines de blocage.


    Climat chance : Vingt six multinationales, dont Vinci, Veolia, Suez, Schneider, Air France, Arcelor, SNCF, Société générale, Thales, Total, BNP, Crédit Agricole, EDF, Lafarge,  Renault, Sanofi, se réunissent à Nantes pour un grand meeting en vue de la COP22. La maire organise un Grand débat sur la transition énergétique, comparable à celui sur La Loire et nous (budget : 600 mille euros). La manif contre a été interdite. Les journalistes de  LCI, FR3 et Télé Nantes ont été écartés de la nasse où des militant.es ont été brutalisé.es.


    Culture : Plainte de Cazeneuve contre Jo le phéno, pour son titre Bavure (sur les violences policières et le racisme). En 2003, Sarko attaquait Sniper pour son titre La France. Francois Gros-didier a attaqué Mr R ; Estrosi, Infinit ; Valérie Letard, Orelsan en 2009, quant à Michel Raison, en 2011, il souhaitait contrôler la diffusion des "groupe issus de l'immigration".


    Auchamp confirme le projet Europa City pour 2024 dans le Val d'Oise. Quatre-vingt hectares, capables de produire 740 t/an de blé, dans une région saturée en hypermarchés, seront transformés en parc à thème, "espaces culturels", hôtels, centres commerciaux, restaurants, pistes de ski, parcs aquatiques etc. Trois milliards sont injectés dans ce grand projet inutile. Combien d'emplois nets (rapport entre ceux créés et détruits) pour ce projet qui va cannibaliser 90 % des commerces environnants ?


    Sécurité : Adama Traoré a été asphyxié par la police lors de l'arrestation de son frère. On apprend que sa mort, suite à un plaquage ventrale, est également due à l'absence de gestes de secours, sous prétexte que la police croyait qu'il simulait un malaise. Il a été retrouvé face contre terre par les pompiers. A Béziers, la ville FN de Ménard, un homme meurt « naturellement » étouffé entre les mains de la police après un plaquage ventral. Le flic qui a été filmé au Lycée Bergson en train de frapper au visage un lycéen menotté affirme avoir voulu viser le plexus. Par malchance le lycéen a baissé la tête. Et comme le bras était déjà parti, il était trop tard. Le même jour des élèves avaient été matraqués, jetés au sol et traînés sur plusieurs mètres. A Marseille, Chartres et Angers, des internautes prennent deux ans de prison pour « consultation de site terroriste » en vertu de la Loi Urvoas du 3/6. Le Conseil constitutionnel s'inquiète du flou des notions de « consultation habituelle » et de « bonne foi ».          
    Le service civique obligatoire obligera à subir trois mois de classe républicaine, où seront enseignés les symboles de la nation et les fondement de la république, suivis de six mois de précarité pour des missions sans protection sociale et pour 470e/mois (la moitié du seuil de pauvreté) en perdant une année d'étude. La réserve citoyenne, elle, permettra au jeune d'aller réprimer les mouvements sociaux. Sur Change.org une pétition circule Contre le service civique obligatoire.


    La Ville de Nantes organise une manifestation culturelle appelée "Migrations" à l'Espace Cosmopolis, avec des expositions, des spectacles, des conférences, des films et la participation d'une soixantaine d'associations et entreprises. Dans l'édito de la brochure, la maire affirme que « les villes européennes s'organisent pour répondre à l'urgence de la situation », que Nantes est une « ville ouverte sur le monde » avec une « tradition d'accueil et de tolérance », qu'elle « entreprend des démarches pour accueillir les migrants », qu'elle « soutient », « accompagne » et «facilite » les initiatives de la société civile, des associations et des bénévoles. Les militant.es de terrain, qui affrontent la justice lorsqu'ils essaient d'ouvrir des lieux, qui luttent face à des institutions sourdes et aveugles pour mettre à l'abri des adultes et des mineurs dans des squats ou sous des tentes, pour éviter l'expulsion des bidonvilles, pour collecter des biens et des fonds etc., ont voulu dénoncer cette communication mensongère en diffusant des tracts le jour de l'inauguration. Voici quelques extraits : « les personnes désignées comme rroms sont estimées à environ 1800 dans l’agglomération nantaise, dont 1 600 sont réparties en une quarantaine de bidonvilles ». « Les pouvoirs publics auraient dû s'occuper de l’accueil des exilé.es dans le respect de leur dignité. Mais pour la plupart il n'y a rien que la rue et la survie. Avec l'aide de citoyens et d'associations, ils décident de prendre les choses en main et s'installent d'abord au Radisson noir jusqu'en mai 2014. Puis rue des stocks d’où ils sont expulsés avec une brutalité scandaleuse en juillet de la même année. Suite à l'expulsion, le collectif voit le jour pour solidifier les fraternités. Il s'attelle à l'occupation du Presbytère du vieux Doulon puis une maison dans le bas Chantenay ». « Depuis le début de l'été, le Conseil départemental en charge de la protection de l'enfance remet un jeune tous les deux jours à la rue. Actuellement, ce sont environ quatre vingt dix jeunes qui sont mis à l'abri par les associations qui subviennent à leurs besoins essentiels ».    
    Géopolitique pour les nul.les : Week-end lancé par la leçon inaugurale de Hélène Carrère D’Encausse sur "un monde imprévisible". En 2005, elle expliquait la « crise des banlieues » ainsi : beaucoup d’africains sont polygames, ont trois ou quatre femmes et vingt-cinq enfants par appartement qui courent dans les rues . HCD'E a aussi a soutenu Sarko lorsqu’il utilisait les termes de « voyou » et « racaille », puis Soumission de Houellebecq et stigmatisé.es les musulman.es en 1978 dans La Russie, un empire éclaté. Quelques titres des conférences de ce week-end un brin white power : «la menace jihadiste», «la crise des réfugiés» ou encore «l’Europe malade de la mondialisation».     


    Chasse : A St Michel Chef Chef, une retraitée a été touchée par un chasseur. A Perpignan, un chasseur s’est tiré deux balles involontairement. Dans les Landes, un autre une balle dans le pied. En 2015, il y a eu 150 accidents et 14 morts (39 morts en 2000) chez les humains.


    Breizh manif: A Nantes, une centaine de fafs dans le cortège hurle des slogans racistes, contre la « racaille » et les « dealers ». L’UDB refuse de manifester dans ces conditions. François de Rugy lui ne se prive pas d’un petit discours sur l’identité bretonne.    

 

 

crédit photo https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/10/27/destruction-du-bidonville-images-de-lindignite/

 

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