Dur-dur de se regrouper librement...

Publié le 18 Septembre 2013 in Répression policière

Les Geek Faeries est un rassemblement d'individus partagent la même passion pour l'univers vidéoludique. Depuis trois ans l'évènement s'agrandit, accueillant chaque année plus de passionnés. Tout est là pour plaire aux adeptes ; conférences, rencontres... Mais c'est surtout un événement à taille humaine qui se veut accueillant et jovial. Malheureusement, à compter d'une certaine envergure, l'on demande une certaine rentrée d'argent et des conditions draconiennes de planification. Les organisateurs de la convention ont finalement eu droit à une petite visite de contrôle, qui déboucha sur l'annulation pure et simple de l’événement. Les raisons officielles ? Souci de sécurité et trouble de l'ordre publique. Tout aussi étrange qu'excessif. La vraie raison, lâchée par les organisateurs eux-mêmes, est le manque flagrant de rentrée d'argent.

Belle illustration du but réel des évènements culturels : l'apport de fric. Les organisateurs ont cette fois souhaité s’inscrire dans une démarche non-commerciale, afin de favoriser la convivialité. Malheureusement, aujourd'hui il ne fait pas bon s'écarter des modèles imposés. Bilan : des passionnés déçus, des organisateur découragés et endettés, encore et toujours une belle image de notre douce France.

Evoquons à présent les Rave-Parties, regroupements musicaux largement controversés. Elles naquirent de la volonté d’offrir un événement gratuit (ou à prix libre), accessible à tous dans une ambiance de respect, de tolérance, d'ouverture d'esprit et de non-jugement. Aujourd'hui, bien que l'esprit soit quelque peu différent, ces rassemblements se veulent toujours gratuits et ouverts à tous. Toutefois, il devient de plus en plus difficile pour les organisateurs de trouver un terrain, car les régions posent chacune à leur tour des arrêtés préfectoraux proscrivant les rave-parties sur leurs territoires. Raisons ?Toujours les mêmes. Trouble de l'ordre public, dévastation de terrain, droooogue. Les organisateurs durent donc s'adapter en dénichant des terrains privés et exploitables avec accord du propriétaire, et en limitant le nombre de participants. L'objectif étant bien évidement d'éviter de croiser nos amis les gendarmes durant la soirée. Utopie ; malgré le respect de la législation, il n'est pas rare de rencontrer ces derniers qui n'ont aucun scrupule à pénétrer sur le terrain pourtant privé pour investiguer. Pourtant, certaines boîtes de nuit ne se gênent pas, elles, pour faire circuler de la drogue à foison sous les yeux des autorités-mêmes. Eh oui, mais en boîte de nuit on paie, on consomme, on est surveillé.

La culture est elle devenue un commerce ?

De quel droit interdit-ont les rassemblements d'individus ?

Pourquoi vouloir les contrôler, les surveiller ?

Où est passée notre liberté ?

Diviser pour mieux régner...